Manager, confiance en toi, tu auras…

confiance2Avez-vous pleinement conscience de ce que vous valez ?

Je ne m’adresse bien évidemment pas à celles et ceux qui auraient plutôt tendance à se surestimer…

Non. Cela n’aurait aucun sens…

Ces personnes-là rétorqueraient vertement quelque chose du genre « évidemment, quelle question ! » ou bien « si j’occupe ce poste, c’est que j’en ai les compétences, c’est évident ! »… Je vais sans doute en choquer quelques-uns parmi vous, mais certains de ces personnages fiers comme Artaban feraient bien de descendre de temps en temps de leur piédestal…

Bref ! Ce billet ne leur est pas destiné. Je repose donc ma question :

Connaissez-vous votre valeur et savez-vous – ou devrais-je plutôt demander : »osez-vous, pouvez-vous » – l’exprimer pleinement ?

Par exemple, lors d’une réunion avec votre supérieur hiérarchique et plusieurs collègues, osez-vous prendre la parole pour exprimer une opinion contraire – fondée, voire justifiée face à une bévue ? Renoncez-vous à certaines responsabilités, certains projets, de peur de ne pas être à la hauteur – alors que dans votre for intérieur, vous savez pertinemment que vous en êtes capable ? Avez-vous tendance à vous dévaloriser face à des collègues que vous pensez – peut-être à tort – plus compétents, parce que plus diplômés ou avec plus d’ancienneté dans un poste identique ?

Si vous hésitez dans votre réponse, alors peut-être serez-vous ravis d’apprendre que la confiance en soi se travaille !

Car c’est bien de cela dont on parle aujourd’hui. Un sentiment, une aptitude, qui, nous le verrons, ne peut aller sans l’estime de soi et la confiance réciproque envers les autres. Dans le cadre d’un manager, plus particulièrement envers ses collaborateurs. De fait : pour qu’une équipe fonctionne, il est essentiel que la confiance règne de part et d’autre.

Par ailleurs, un manager qui croit en lui induit indubitablement un climat serein et positif dans l’équipe. Celle-ci lui renvoie ainsi une image positive, maillon important dans la construction de son épanouissement personnel. La spirale positive se précise…

La confiance en soi, une question de tempérament ?

Être sûr de soi n’est pas une histoire de caractère. C’est une aptitude que l’on développe plus ou moins selon notre éducation, notre vécu, l’environnement dans lequel nous évoluons. Certains événements de nos vies privée et professionnelle peuvent mettre cette estime à rude épreuve et nous conduire à douter. Ce peut être par manque d’espace pour s’épanouir et se montrer différent sans être jugé ou par manque de reconnaissance. Ce peut être aussi à travers certains incidents de la vie qui ont ébranlé nos certitudes… Il est cependant possible de dépasser tout cela. Un exemple concret : certains grands timides sont totalement lucides quant à leurs compétences et peuvent faire preuve d’une grande aisance lorsqu’ils sont dans un univers qui leur sied. Combien d’artistes à succès, adulés des foules, sont en fait de grands introvertis ? Sur scène, ils se transcendent.

« Mais, comment ? », me presserez-vous. Comment avoir la force de s’assumer pleinement et par la même occasion prendre la responsabilité de ses idées, ses décisions ?

Une fois de plus, de simples astuces pour un effet garanti. Ah ! J’entrevois une lueur d’espoir dans la pupille de certains ! J’attire toutefois votre attention sur le fait que tout ne se passera pas en claquement de doigts…

Quelques règles pour reprendre pleinement confiance en soi

Nous l’avons vu : il est essentiel pour un management serein et efficace d’avoir pleine conscience de sa valeur et d’oser l’exprimer haut et fort. Sans pour autant tomber dans l’excès… Comment espérer être écouté, compris, suivi lorsque l’on ose à peine prendre la parole lorsqu’il s’agit de défendre un projet ? Que dire lorsque vos idées novatrices – aussi exceptionnelles soient-elles – bousculent les us et croyances de votre entreprise, vont à l’encontre des pratiques de votre groupe ? Si vous n’avez pas un minimum de confiance en vous pour argumenter en faveur de votre projet et défendre votre point de vue à cor et à cri, il y a de forts risques pour que vous ne soyez pas convainquant et que l’on vous qualifie de dilettante, voire d’incompétent. La spirale infernale de l’auto dévaluation n’en serait alors que renforcée…

Pour sortir enfin de votre coquille, voici donc quelques astuces.

Reconnaître ses points forts

Posez-vous et prenez le temps de lister vos atouts. Vous en avez ! On en a tous ! Tout est question d’objectivité. Si cela vous paraît difficile, n’hésitez pas à vous faire soutenir par un collègue ou un proche. Demandez-lui, par exemple, quels sont, selon lui, vos points forts professionnels. Vous verrez que cela va vous aider à ouvrir les yeux.

Repérer ses faiblesses, pour en faire des forces

Faites ensuite une liste de vos faiblesses. Il y a de fortes chances pour que celle-ci, curieusement, vous n’ayez pas grand mal à l’établir. Attention à ne pas dénombrer trop de points faibles ! Vous valez mieux que ce que vous pensez ! N’omettez pas de noter à côté de chaque fragilité comment l’améliorer (je suis bien certaine que vous avez, à n’en point douter, une petite idée là-dessus en y réfléchissant bien…)

Exister par soi-même

Arrêter de vous comparer aux autres ! Chaque individu est unique ! Chacun a ses forces, mais aussi ses faiblesses… C’est ce qui fait que nous sommes humains ! Être le clone de quelqu’un que vous admirez, enviez, ne vous aidera pas à prendre confiance en vous. Bien au contraire. Les a priori ont parfois la vie dure, mais il suffit de changer d’angle de vue pour lever les préjugés. Ce n’est pas parce qu’un collègue – ou l’un des collaborateurs que vous managez – a plus de diplômes ou « plus de bouteille » que vous que cela est vrai. On peut avoir moult diplômes et être nullissime en savoir-être, et par conséquent mauvais meneur…

Différents codes de langage

Apprenez à décoder le langage de vos collaborateurs et collègues. La première phase étant une période d’observation. Vous allez scruter les comportements et paroles de vos collègues afin de bien cerner leur façon de communiquer et pouvoir ensuite déchiffrer le sens réel de ce qu’ils disent. Certains ont le compliment facile – parfois trop. D’autres sont nettement plus radins en la matière. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne pensent pas le même bien de la personne dont ils parlent. Cette première étape doit vous aider à mieux accueillir les encouragements et louanges  à votre égard. Cela vous évitera de croire que si l’on vous lance simplement « c’est bien » suite à une tâche que l’on vous a déléguée, c’est qu’en fait, on s’attendait à davantage de votre part, par exemple…

En effet, si certains individus ont tendance à ne pas tarir d’éloges lorsqu’elles sont contentes du travail accompli, d’autres sont plus laconiques. Ceci étant, j’ai rarement côtoyé des personnes qui passaient leur temps à encenser leurs collaborateurs. Ça ne ferait pas très sincère, ne trouvez-vous pas ? Je ne suis pas certaine que vous vous sentiriez mieux dans vos baskets… Certes, il est vrai qu’il y a un juste milieu ! Toutefois, chacun étant ce qu’il est, autant apprendre à décrypter les codes de langage, ça sera non seulement un gain de temps, mais également tellement utile dans bon nombre de situations !

Cela vous permettra, en outre, de partir en quelque sorte à la chasse aux compliments. Je m’explique : des petits mots que vous pensiez auparavant négatifs à votre sujet vont, maintenant que vous savez les déchiffrer et les interpréter, devenir des encouragements, voire des éloges. En tous les cas, il est nécessaire de les prendre comme tel pour avancer et développer votre estime de vous-même.

Faire la part des choses

Face à une décision urgente qui vous est exceptionnellement dévolue, rationaliser en posant les conséquences d’un non-agissement de votre part. Si votre peur d’agir entraîne la perte d’une commande, par exemple, les conséquences seront autrement plus négatives que si vous aviez pris la commande de façon quelque peu irrégulière… Prendre une décision stratégique à la place de l’un de vos collègues momentanément absent et injoignable peut sauver un projet alors que ne rien faire de peur de se tromper peut tout autant n’annihiler…

Prendre du recul

Face à des critiques, il est nécessaire de prendre la distance nécessaire pour mieux les entendre, et avancer au lieu de stagner, voire reculer : est-ce vous ou votre travail qui est ciblé ? Peut-être vos collègues vous jalousent-ils ? Peut-être vos collaborateurs ont-ils pris personnellement une remarque que vous leur avez faite ? Peut-être est-ce leur façon d’exprimer un désaccord.

Il est essentiel de bien entendre ces critiques pour mieux se les approprier et y répondre de manière constructive pour tous !

Si vous réagissez à chaud en prenant les critiques comme des attaques personnelles – ce que la majorité des personnes manquant de confiance en elles ont tendance à faire – vous allez surréagir, répondre de façon agressive. Cela aura pour effet une montée de ton générale qui aboutira à la victoire de celui ou celle qui a le plus confiance en lui… Ne rien dire et laisser passer serait pire. Ce serait partir sur des malentendus totalement nuisibles et improductifs pour vous et votre équipe.

La confiance en soi est une aptitude qui se gagne au fil des expériences. Plus vous aurez de ressentis positifs par rapport à des objectifs que vous vous serez fixés (en lisant les quelques astuces ci-dessus, par exemple), plus vous sentirez votre estime de vous-même grandir.

Oser s’affirmer

Lorsque vous êtes en désaccord avec l’un de vos collaborateurs ou l’un de vos supérieurs, mais que vous savez que ce que vous pensez est juste et que le sujet fait partie intégrante de vos attributions, prenez une grande respiration et osez prendre la parole.

Pour que tout se passe au mieux, commencez par reprendre quelques arguments positifs de votre adversaire – c’est bien comme ça que vous le voyez ? Étant donné que ce que vous dites est juste, il y a fort à parier pour que l’assistance remue quelque peu. Appuyez-vous sur les collègues que vous verrez vous approuvez (un simple petit mouvement de tête ou un sourire complice peut vous mettre la puce à l’oreille…). Ils vous aideront à acquérir la confiance qu’il vous faudra pour aller au bout de votre idée…

eclore

« La confiance en soi est comme un bouton de fleur qui ne demande qu’à éclore. Si on ne prend pas le temps d’en prendre soin, de l’arroser, petit à petit, au lieu de s’ouvrir et s’épanouir, il fane ! »

 

 

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