Actualités et réflexions sur le management et l'entrepreneuriat

Vous avez dit professionnellement instable ?

Parcours atypiqueDevant l’ampleur et la durée de la crise, l’emploi devient précaire. De plus en plus de Français changent de métier presque comme de chemise.

Néanmoins, ne pratiquons pas la politique de l’autruche.

Le climat économique austère n’est pas la seule raison à cela. Mobilité familiale, nouvelles aspirations, métiers émergents, changement de vie radical… Autant d’événements qui peuvent pousser de nombreux salariés à pratiquer le zapping de carrière. Synonyme de parcours chaotique, phénomène bien délicat à expliquer lorsque l’on est face à un recruteur.

D’autant que ce dernier ne manquera pas de poser les questions qui déstabiliseront à coup sûr le candidat non préparé.

Une marginalité réfléchie et désirée

Parmi ces nouveaux «trabo» (comprenez travailleurs bohèmes, en référence au sociostyle décrit par David Brooks) se trouvent les bienheureux. Ceux qui ont choisi de prendre la tangente en suivant la tendance du moment qui prône un grand retour à une vie simple et proche de la nature. Les «mébodus», ces accrocs du «métro-boulot-dodo», réalisent qu’ils sont passés à côté de leur vraie vie, celle à laquelle ils aspiraient étant enfants. Une prise de conscience qui surgit bien souvent en milieu de vie et qui exprime un soudain besoin vital de sérénité. Nécessité qui représente un virage à 180 degrés pour la plupart. Ceux-là ne sont pas à plaindre en effet car ils choisissent ce non -conformisme en toute connaissance de cause et souvent par conviction.

Il en est tout autrement pour d’autres…

Et si l’instabilité professionnelle était un signe de curiosité exacerbée ?

Car il y a également ceux dont le parcours, riche de nombreuses expériences dans différents domaines professionnels, surprend, intrigue… Allant même jusqu’à susciter le doute, pire : la suspicion… Ces individus ne rentrent dans aucune des cases bien normées du monde du travail et bousculent les règles.

Ils sont en quelque sorte des électrons libres par nature ! Contrairement à leurs confrères trabos, ils sont depuis toujours poussés par une irrésistible envie d’apprendre, une curiosité à toute épreuve et très aiguisée. Ils ont besoin de se renouveler, de se lancer en permanence de nouveaux défis et gèrent difficilement la routine. Ceux-là ont des carrières aussi triturées et illogiques qu’excitantes, captivantes, exaltantes ! Dignes d’un roman certes, mais malheureusement totalement incongrues en France, notamment…

Bref : une différence subie et non désirée. Qui s’avère parfois être très mal vécue. Manque de reconnaissance, découragement, doute sur leurs propres capacités… Cette distinction peut engendrer un mal-être profond qui peut aller jusqu’à la dépression. Quel gâchis !

Les Anglo-saxons l’ont compris, eux, il y a fort longtemps : un parcours riche et varié est un véritable atout dans le monde du travail. Une force inestimable, quelque soit le poste convoité.
Les carrières parfois courtes mais toujours réussies de ces individus atypiques reflètent une adaptabilité, une flexibilité et une motivation hors normes. Et c’est bien là le problème ! Dans notre beau pays, tout ce qui n’est pas défini et calibré précisément fait peur.

Oser la différence

Apprendre à connaître avant de juger

Pourquoi ce type de candidat serait-il recherché et très prisé en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, par exemple, alors que dénigré, méprisé et stigmatisé dans l’hexagone ? Dans ces contrées, les profils atypiques mettent toutes leurs capacités et compétences au service d’employeurs qui ne le regrettent que très rarement. Parce que ces derniers ont osé briser les règles et évoluer.

Question de culture à n’en point douter… Nos recruteurs ne sont pas suffisamment formés à la psychologie de l’individu et à l’écoute attentive. Ils ont leurs références. Des cases bien cadrées, éprouvées au fil de longues années de quêtes enragées. On ne leur jettera pas la pierre car agir autrement les marginaliserait eux-mêmes et risquerait de mettre en péril leur belle activité. Quid des nouveaux métiers qui demandent rigueur et adaptabilité à la fois ? Quid de la génération Y que l’on ne cesse de vouloir brider ? Est-ce si mal que de vouloir évoluer différemment ? N’est-ce pas ainsi que tout progrès s’opère ? Petit à petit, certains osent et prennent le risque… partant de l’adage «qui ne tente rien, n’a rien»…

A quand un monde libéré de ses carcans ?

 

Et vous ?

Faites-vous partie de ceux qui osent ?

Eux ont osé : « Tapis rouge pour les talents atypiques » ; « Va te faire cloner ! »

 

21 réactions pour “Vous avez dit professionnellement instable ?

  1. Il est vrai que l’hexagone n’est pas la terre promise pour ce deuxième groupe d’atypiques. Ils et elles sont cependant ce que la France a de plus riche en terme entrepreneuriat. Nombre de nouveaux chefs d’entreprise ont le parcours chaotique que vous décrivez très bien et réussissent à imposer leur style. Peut être le salariat, tel qui l’est devenu, ne représente plus le choix de vie qu’ils ou elles souhaitent.

    Merci pour cet article de qualité.

    Cordialement
    Yannck

  2. Merci à vous Yannick pour ce retour ! Il est vrai que ces personnes finissent très souvent à leur propre compte afin d’explorer et exprimer tout leur potentiel, s’épanouir et trouver une certaine reconnaissance…

  3. Bonsoir et merci pour cet article,

    Je n’ai pas l’habitude de faire des commentaires, mais la semaine dernière, j’ai passé un entretien par le biais d’une agence d’intérim pour un poste très polyvalent pour lequel j’avais le profil. J’ai été tout simplement écartée, car ils n’ont pas compris pourquoi j’ai démissionné d’un poste en cdi d’une entreprise qui connaissait de graves difficultés et pourquoi je n’ai pas attendu d’être licenciée. Je ne regrette absolument pas mon choix, cela m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences

  4. Ils avaient visiblement peur de m’embaucher. Quelle frilosité en France, c’est surprenant ! Celui qui prend des risques et qui va de l’avant n’est pas forcément bien perçu.

  5. Tour à tour cuisinier, tourneur fraiseur, commercial en informatique, en papeterie, animateur radio, responsable commercial en association multiculturelle, aujourd’hui ostéopathe, je fus un cancre à l’école. Dans les différents emplois auxquels je postulais, je passais pour marginal, suspect. Je ne peux plus compter le nombre d’entreprises que j’ai intégrées. J’en ai souffert au début. Je me disais qu’avec la crise, le monde professionnel changerait de fusil d’épaule à l’égard de gens comme moi. Mais non, notre pays vie dans le moyen. Le monde professionnel est truffé de gens qui vivent dans la peur permanente du changement, avec un frein au bout du pied. Le travail rime toujours trop souvent avec souffrance au lieu de plaisir. Celui qui prend un plaisir affiché et jovial est dangereux. Pis, il risquerait d’être bon… j’espère que la nouvelle génération saura bousculer les esprits figés dans la naphtaline pour le salut de notre pays. Il faut encourager celui qui réussit et le féliciter et le prendre en exemple plutôt que de jeter l’opprobre sur lui et le qualifier de pourri salop ou nanti…

  6. Entièrement d’accord avec Vinch. Les gens n’aiment pas les atypiques. On dérange car eux ont peur de changer de métier. Du coup certains n’hésitent pas à faire des coups par jalousie (peur de changer). Je déteste le monde de l’entreprise. Il vaut mieux être son propre patron.

  7. Bonjour,

    Effectivement , loin d’être évident de l’intégrer ce cher monde de l’entreprise.
    Moi, à ma majorité , .jétais mineur..
    Oui, à 1600 mètres sous terre, à gratter le charbon.
    Puis métallo chez les casques à pointes, ( oui, c’est comme cela que nous les appelions , les allemands )..
    chez Ford.
    Liberé , je crée mon magazine culturel. Chef de
    publicité ensuite dans la plus grosse agence de Lorraine.Mais il est temps de rattraper mes études,
    qui ont pris le large..

    L’école de cinéma Paris puis l’Université Robert Schuman à Strasbourg me mettent du baume au coeur.Je fais le tour de France des régions avec France3.
    Aujourd’hui je crée un magazine culturel sur l’Est.
    Mon parcours ne s’arrête pas là,. Il commence..
    A propos, je recherche des fonds pour finaliser mon projet, alors si cela vous parle, contactez -moi.

    Jean-Luc

  8. Merci pour cet article qui m’apporte un éclairage.
    Mon parcours est instable aussi. Quand j’ai l’impression de bien connaitre mon travail, ma motivation chute et j’ai besoin de passer à autre chose. Mon moteur est d’apprendre, quand il n’y a plus assez à apprendre, ça ne m’intéresse plus.
    Après il faut justifier son parcours devant les recruteurs qui n’aiment pas ces profils instables. Ils doivent se demander combien de temps va rester ce candidat dans leur entreprise!
    J’hésite entre essayer de « guérir » de cette attitude atypique dans le travail, et m’accepter comme je suis.
    Quand j’en aurai assez de travailler en zig-zag et galérer 2 ou 3 fois plus que ceux qui ont une carrière rectiligne, je me rangerai, avec l’age peut-être…
    Parce que comme on dit « pierre qui roule n’amasse pas mousse », quand on change souvent de métier et d’employeur, on en fait 2 ou 3 fois plus que ceux « qui font toujours comme ils ont fait » et attendent la becquée (la paye) à la fin du mois. On doit toujours refaire ses preuves, se justifier, redémarrer en bas de la grille de salaire, s’adapter en permanence, être en pointillé entre Pole emploi et CDD, on a plus de soucis financiers…
    On veut être mobile, mais le marché de l’emploi est rigide, donc on paye cette particularité.
    Parfois je me demande ce que j’ai besoin de me prouver ou de prouver aux autres pour me mettre dans des situations si compliquées et si galères… Je cherche la liberté? Mais cette liberté je la paie cher, avec tout ce que j’ai cité avant. La fidélité à une entreprise, c’est peut-être moins de liberté, mais c’est une certaine sécurité et tranquillité…
    Bref, je suis mitigé, en pleine réflexion et remise en question…
    A voir…

  9. Je vois que je suis pas la seule à me poser des questions…ça me soulage car je croyais être une aliéne!
    J’ai fait 5 sociétés en 5 ans, quitté 4 CDI et 1 CDD, et c’est vrai que cela me complexe à côté de personnes de mon entourage qui galère pour trouver du boulot.
    J’ai du mal à rentrer dans les « cases » des sociétés française, j’ai besoin de flexibilité, d’ouverture d’esprit.
    Généralement on trouve que je suis compétente mais je dérange car je suis de nature à proposer des solutions d’amélioration quand je vois que quelque chose ne fonctionne pas(Je suis responsable Qualité). Du coup quand je vois que la société pourrait être plus performante et que l’on se complait dans la médiocrité cela me « bouffe » et je m’en vais….

  10. hello
    je suis ok avec la dernière posteuse. Mon avis le monde de l’entreprise française ne veut pas changer. ces gens veulent qu’on fasse comme eux veulent. ils veulent juste des esclaves et les français eux ont besoin que ça bouge. (en tout cas nous ici . Tous les gens qui ont posté sur ce topic sont des gens qui en ont assez de l’hypocrisie du marché français de l’obsolescence du système).

    On a besoin d’aventure, de défis et pas d’un job où on attend la paie passivement à la fin du mois.

    En réalité les gens qui donnent des ordres en entreprise st souvent des gens qui n’ont pas envie que ça bouge et leur but à eux c’est de se faire du fric et le pouvoir. C’est donc normal que vos propositions soient rejetés.

    La vérité est qu’en angleterre, au Canada là bas ils aiment les entrepreneurs et entreprenants mais pas en France. La France aime avoir des gentils fonctionnaires qui ne font pas de vagues. Elle veut des clones sans âmes. Quelle tristesse ce pays.

    Donc perso j’ai fait 2 CDI, plusieurs CDD et de l’intérim. Je m’ennuie rapidement si les gens ne me déléguent pas et donc j’ai envie de fuir.

    Si un patron veut motiver ses employés il n’y a pas que le salaire il faut lui proposer des défis . En plus il a tout à y gagner.

    En fait ce que les patrons ont peur est que vous fassiez mieux qu’eux pour certains d’autres ont peur de perdre le pouvoir certains sont devenus patrons pour donner des ordres aux autres.

    Le bon chef est celui qui délégue qui écoute les idées des autres qui se remet en question qui accepte certaines idées proposées par ses collaborateurs car il a envie que l’entreprise et les salariés évoluent ensemble

    Je regrette perso d’avoir fait un job qui me rattache à l’entreprise je trouve que c’est inintéressant . Car on se heurte à des vieux aigris là depuis X années par ex qui vous diront moi j’ai attendu 10 ans avant de faire cette tâche donc ca sera pareil pour toi. C’est ces gens là aussi non investis et aigris qui sont un problème en entreprise.

    Alors qu’on pourrait tous amener des idées les confronter et partager ensemble certains veulent tout pour eux car ils sont avides de pouvoir et ça ne donne pas envie de bosser avec eux. Le chef qui est vrai aime le partage.

  11. Soyez heureux, en Suisse le phénomène est encore plus marqué.

    Mon parcours est très chahuté, accrochez-vous :

    – 2 ans Bachelor en science politique à Lausanne Suisse

    – 1 ans Bachelor en science politique à Hong Kong, Chine.

    – 6 mois en interim en tant qu’assistant commercial dans une pme.

    – 2 ans Master en économie appliquée à Buenos Aires.

    – 6 mois en tant que fonctionnaire pour le gouvernement de la ville de Buenos Aires.

    – 1 an en tant que chef d’équipe du restaurant chez IKEA.

    – création de ma première entreprise de développement web, création de contenu, et analyse de données.

    J’ai 25 ans, bcp de mobilité géographique et fonctionnelle, ma famille et mes proches ne comprennent pas, le doute s’installe parfois.

    Est-ce que vous avez des conseils pour trouver une certaine stabilité ? J’en ai conclu que la solution est certainement de faire ce en quoi nous sommes les plus habiles et de le faire longtemps.

    Dans mon cas, il s’agit certainement de la création de contenu et de l’analyse de données, la gestion d’une équipe.

    Merci pour vos précieux conseils,

    Kewin

  12. Merci beaucoup pour cet article car je m’y reconnais grandement!

    En effet difficile de répondre clairement à la question: « alors, tu fais quoi dans la vie? » quand celle-ci me serre le coeur sachant que je n’aurai aucun « titre certifié » à donner pour me présenter ^^.

    Moi aussi j’ai enchaîné les études, testé différents boulots ce qui donne une apparente instabilité. Pourtant je suis très passionnée à chaque fois que j’entreprends quelque chose, c’est avec le coeur. Mais impossible de rester en place quand l’ennui s’installe, quand je sens que je n’ai plus rien à apprendre, que l’envie n’est plus là.

    En tous cas ce n’est pas une attitude qu’on choisit, c’est une véritable nature pour moi, qui me fait évoluer quand même il faut le dire! Je suis riche de chacune de mes expériences. Mais on ne sait jamais où cela va nous mener, donc il faut travailler ses peurs ainsi que l’angoisse du jugement des autres! ^^

    Mon sincère soutien à tous ceux qui vivent de cette façon

  13. OUH!!!! (punaise) comme je suis soulagée de voir tous ces témoignages qui ressemblent tellement à ce que je suis , moi et mon parcours.
    J’ai effectué, de nombreux métiers, tous différents les uns des autres, parce que tout m’intéresse et que j’ai envie d’apprendre encore et toujours….
    Je suis comme certains d’entre vous, vite lassée d’un emploi quand je n’ai plus rien à y apprendre et lorsque on ne vous laisse prendre aucune initiative et où toute nouvelle idée est systématiquement rejetée, parce que cela générerait trop de changements et que cela ne correspond pas au profil de la société. ou qu’il n’y avait pas pensé avant ect….etc….quel ENNUI !

    Je prépare une licence Professionnelle Intervention sociale, métiers de la formation jeunes et adultes…. je voudrais justement parler (dans mon mémoire) de l’instabilité au travail.
    POUVOIR bonifier et mettre en valeur cette diversité d’expériences… et ensuite sur « l’image ». L’image forcément que nous dégageons, parce que par conforme avec la norme sociétale , pas conventionnelle … cette image qui fait mal, qui catalogue et qui sectorise…. si vous avez des idées à ce sujet là, je suis preneuse d’informations et de ressentis personnels.

  14. Même chose pour moi.
    1) 2 ans commercial pour un distributeur en fournitures industrielles
    2) 2 mois commercial dans la vente et pose de clotures, portails, barrières
    3) 1 an commercial chez un fabricant de pompes à chaleur
    4) 5 mois commercial chez un fabricant de raccords et flexibles hydrauliques
    5) 6 mois commercial chez un fabricant de pompes à chaleur
    6) 2 ans et 11 mois commercial dans la vente d’articles religieux
    7) A la recherche d’un poste de commercial terrain BtoB…

    Bonne continuation à tous !

  15. Bonjour à toutes et à tous !

    Je suis ravie de partager ici mon témoignage également !
    Enfin je peux écrire quelques lignes qui feront peut-être écho à vos situations 🙂
    J’ai travaillé dans différents secteurs d’activités et fonctions. Ma plus longue expérience a duré 1 an et 3 mois.
    Je suis sensible aux environnements de travail et je déteste les personnes qui se plaignent tout le temps, critiquent à tout va sans rien changer et qui sont malveillantes.
    En France, j’ai le sentiment que c’est monnaie courante alors dès qu’une zone d’ombre s’installe, je m’enfuis et c’est complexe de justifier plus de 10 expériences professionnelles en 10 ans auprès d’employeurs qui ne comprennent pas pourquoi j’ai autant changé d’entreprises alors que c’est totalement légitime de vouloir continuer à être en phase avec ses principes, ses valeurs et sa liberté !
    Bref, je sais qu’il faut parfois s’accrocher et faire preuve de patience pour savoir évoluer mais mon tempérament de lionne et mon impossibilité à jouer la comédie me font défaut. Je sais qu’il y a plusieurs domaines qui m’intéressent et je sais qu’un jour j’arriverai à me stabiliser sauf qu’il est primordial pour moi de travailler dans un environnement sain et bienveillant.
    Sur ces paroles, j’espère qu’il y aura un travail fait pour nous, j’en suis convaincue !
    La lutte continue, à vos claviers chers internautes originaux 😉

  16. J’ai mis du temps à trouver un site et des réponses logiques,
    Sur ce sujet! Merci manager go!

    Je suis très soulagé de voir que je ne suis pas la seule à ne pas être stable professionnellement.

    En quête de fraîcheur, de nouvelles expériences, la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

    Alors pourquoi continuer à se torturer l’esprit, subir des pressions, …. Stop! j’arrête et je cherche ailleurs.

    Aide soignante, Secretaire comptable-commercial…. Une prochaine formation ?

    Du travail il y en a, pour ceux et celles qui savent se démener, et savent se vendre. Et n’ont pas peur de l’inconnu.
    Alors les employeurs … N’ayez pas peurs de nous!

  17. Pour faire suite à mon commentaire du 27 Novembre 2017, mon ancien employeur a pris conscience de mon importance au sein de l’entreprise et a accepté mes prétentions en terme de salaire et d’outils de travail. Gardons l’espoir! Bien à vous, Matthieu

  18. Tout d’abord ,un énorme merci à cet article !
    Également je me retrouve avec un profil atypique
    Interim cdd contrat saisonnier, etc…. j’ai été plongeur,employée polyvalente de restauration,esthéticienne,caissière,employé libre service,manutentionnaire, téléprospectrice, conseillère clientèle, agent viticole ,assistante de contrôle, agent de dépouillement,inventoriste ,vendeuse, etc

    La pauvreté de l’emploi ,les contrats courts aussi l’ennui professionnel et la mentalité ont eu raison de cela bien que je déteste le changement
    J’ai la soif ,le besoin d’apprendre , le besoin de découvrir continuellement pour trouver un intérêt autre que la paie
    Mais aujourd’hui je suis lassée de cette vie professionnelle : toujours devoir se justifier lors d’entretiens sur son parcours et également sur le poste ,cela bouleverse également ma vie familiale et les comptes!
    Je réfléchis depuis 6mois maintenant sans encore trouver de solution pour être épanouie (professionnellement) durablement
    Bon courage à ceux qui sont dans la même situation, car je sais que c’est très dur .
    Allez employeurs et collègues ouvrez votre esprit aux différences acceptez les ,ne les jugez plus !

  19. Hello, moi ce qui me rassurerait là, c’est que les communicants qui écrivent rajoutent leur année de naissance…pourqoi : parce qu’à 40 ans, changer tous les ans se fait encore…par contre entre 40 et 50, poursuivre c’est vraiment prendre de gros risque, le premier étant de ne pas avoir de retraite ! C’est mon cas ! secrétaire de direction, assistante para légal, commerciale, prof à l’Education Nationale (j’ai démissionné ! oui, je sais, elle est folle !), formatrice, re assistante, conseillère en insertion, attachée co !! Je n’ai jamais dépassé les : 2 ans et demi ! sauf pour la même agence d’intérim, j’y étais fidèle…
    J’ai 55 ans en septembre, et serai à nouveau sans responsabilité professionnelle et sans challenge dans 1 mois ! là, pas mon choix : développement commercial, prescriptions donc 3 CDD à la suite. Oilou ! On s’accroche et on y croit ! A quand une retraite spéciale carrières hachées !! On est nombreux finalement !

  20. Je suis ravie d’avoir lu tous ces commentaires qui me rassurent sur mon côté fou. Je suis toujours restée dans le même domaine de travail mais change tout le temps . Dès que je me sena limitée dans ma capacité de prise de décision ou de possibilité d’exercice des mes compétences je commence à mettre un pied dehors . Je m’ennuie vite et chercher sans cesse à vivre l’exaltation au travail . A 53 ans cela craint de changer ainsi tout le temps surtout quand on vit seule avec un enfant. J’ai envie d’être Stable et de ne plus me fatiguer à passer les entretiens , à m’adapter encore et encore mais j’ai bien du mal . J’ai mille idées de création dans le travail et ne sais toujours pas à mon âge dans quoi m’impliquer durablement et définitivement.
    Je me fatigue toute seule sans compter l’anxiété qui accompagne ce genre de vie à la fois chaotique et si riche . J’apprends sans cesse de la vie et sur moi . Je suis fière de mon évolution qui a un coût dans tous les sens du terme .
    Que faire ? Comment dépasser cela et n’en pas arriver à la retraite avec peanuts ?
    Je n’ai toujours pas la réponse étant happée par une obsession de trouver de travail en ce moment , de réaliser toutes mes idées de création , de me stabiliser pour ne plus avoir peur du lendemain et de comment payer mes facture tout en gardant une liberté de vie , d’apprendre et d’entreprendre. Si quelqu’un a la solution de l’équation, qu’il me donne une réponse .

  21. Merci pour cet article et pour vos commentaires ! Je me reconnais dans presque tous vos messages !
    J’ai 25 ans et cela fait 5 ans que j’ai arrêté les études et que j’enchaine le changement de boulot (cdi, cdd, interim).
    Je suis toujours partie de mes boulots car je n’avais plus rien à apprendre du métier ou parce qu’il n’y avait rien de nouveau à apporter, pas de changement, pas d’évolution mais de la routine, de l’ennui et de l’anxiété.
    Je suis tout aussi anxieuse à chaque fois pendant mes périodes de recherche de boulot car cela peut prendre du temps et de nouvelles remises en questions qui sont synonymes de déprime.
    On me repproche mon instabilité dans ma vie professionnelle.
    Aujourd’hui j’ai decidé d’assumer d’etre comme je suis aux yeux des recruteurs, oui je suis instable professionnellement, oui je m’ennuie quand il n’y a plus de challenge, oui j’aime que les choses bougent, j’aime apprendre, tout le temps !
    Je me dis que l’important est de ne pas culpabiliser d’être comme on est, avec nos défauts et nos qualités, instable, impatient, curieux, ouverts !
    Je sais que je serai comme ça toute ma vie alors autant composer avec ceci, se faire comprendre et accepter.
    Bon courage à tous

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