La valse du manager

valseursIl fut un temps, il y a longtemps déjà, j’eus, pendant quelques mois, l’immense opportunité, que dis-je… l’incroyable chance – c’est un angle de vision pour lequel j’ai opté avec le recul – de pratiquer le rock acrobatique quotidiennement et à fortes doses, professionnellement parlant

Où est le problème, me direz-vous ? Vu comme ça, cela semble plutôt chouette !… Ca le sera nettement moins dans quelques lignes…

Le professeur – mon supérieur hiérarchique – était danseur professionnel. Grand, le port altier, il avait un certain charisme et une haute estime de lui-même. Parachuté dirigeant par on ne sait quel miracle, il incarnait à lui tout seul la bible des erreurs à ne pas commettre en terme de management (ce qui me pousse à le qualifier de danseur professionnel, car je ne pense pas qu’il maitrisât en réalité quelque danse que ce soit !).

Ce qui eut comme conséquence directe pour moi une nécessité absolue de me mettre au rock acrobatique dans le sens où chaque jour, il nous imposait une nouvelle figure artistique de très haut vol. La tâche fut ardue ! Je n’y peux rien, j’ai la fâcheuse tendance à mettre un point d’honneur à ce que le travail soit bien fait… Avec un supérieur hiérarchique qui ne sait pas ce qu’il veut, fait 2 pas en avant, 2 en arrière, prend un virage à 90° pour finalement revenir au point de départ, croyez-moi, on acquiert une certaine agilité !

Si cette expérience ne me fut pas d’un grand intérêt quant au rendement et à l’ambiance induite par ce comportement hautement prétentieux et reflétant une totale incompétence, elle fut toutefois très riche en enseignements quant au management d’une équipe. Ma conclusion fut la suivante : on ne s’improvise pas manager !

Allons ! Valsez managers ! Valsez en rythme avec votre équipe !

Diriger une équipe, l’accompagner, l’emmener vers un objectif précis demande non seulement certaines qualités humaines, un minimum de savoir-être, mais également de bonnes connaissances théoriques en matière de management.

Commençons aux origines : le terme « manager » ne découle pas d’un anglicisme passé dans le langage courant, mais possède bel et bien une origine latine :

« manu agere », soit : « guider par la main »

(certains feraient bien de le noter quelque part de sorte de s’en rappeler…).

D’autre part, n’oublions pas qu’un manager sans équipe n’a de fonction que le nom ! Selon la définition du Petit Larousse, une équipe se définit ainsi : « groupe de personnes travaillant à une même tâche ou unissant leurs efforts dans le même dessein ». Cette équipe inclut de fait le manager, leader dudit groupe.

En tant que chef d’équipe, il incombe certaines obligations au manager, qui plus est lorsqu’il est dirigeant de l’entreprise en question. Parmi ces devoirs, on retrouve :

  • l’organisation du travail de l’équipe en tant qu’entité et de chaque collaborateur individuellement. Cela se traduit, notamment par la définition d’objectifs collectifs et individuels et le fait de déléguer salutairement.
  • la motivation des troupes dans le but d’atteindre les objectifs fixés et d’optimiser les performances collectives et individuelles.
  • la bonne gestion des compétences, qui peut déboucher sur des formations plus ou moins longues.
  • la gestion de la communication avec les autres départements de l’entreprise, le cas échéant, la hiérarchie s’il y a lieu et envers différents protagonistes extérieurs (tels les coachs, par exemple).
  • les entretiens annuels d’évaluation avec ses collaborateurs (le manager veillera à rendre ce moment constructif et positif pour les deux parties).
  • la conduite de réunions. Le manager visera leur optimisation et la participation active et productive de chacun.

Ces points peuvent s’enseigner, même si le côté humain doit immanquablement y être associé. Il existe par ailleurs d’autres qualités, plus difficiles à inculquer, mais tout aussi importantes, qu’un bon manager se doit de posséder :

  • la disponibilité. Un manager qui ne prend jamais le temps de dialoguer avec son équipe est en quelque sorte un dictateur (cela dit, certains basent leur management sur ce concept…).
  • le dynamisme. Avez-vous déjà rencontré un manager complètement atone ?
  • l’écoute active, d’où découle le soutien. A quoi bon se rendre disponible si c’est pour ne pas écouter ses interlocuteurs ? Perte de temps indéniable !
  • la confiance : pour déléguer efficacement, il faut savoir faire confiance à ses collaborateurs.
  • la maîtrise de la reconnaissance. On le lit partout : un salarié heureux est un salarié efficace et rentable. Or, si l’on ne reconnaît pas le travail accompli, le salarié se retrouve frustré, donc stressé, donc moins efficace…
  • la bienveillance et le respect de ses collaborateurs. Cela va de soi ! Pour être respecté, il faut avant tout respecter !
  • la neutralité. En cas de conflit entre 2 collaborateurs, il est impératif pour le dirigeant de se souvenir qu’une escarmouche s’accompagne d’au moins 2 points de vue différents et qu’il est bon d’entendre chacun avant de se faire une idée.
  • etc.

La liste n’est pas exhaustive et je compte sur vous pour la compléter !

 

infoRetrouvez plus d’informations dans la rubrique « Management d’une équipe » de notre site www.manager-go.com.