Le dirigeant à l’heure de la certification ISO 9001 de son entreprise

Maj le 16/07/2019 par Philippe ROUX

Tous les managers et chefs d’entreprise sont confrontés un jour à l’obligation de faire certifier leur entreprise. La certification ISO 9001 est un incontournable car le plus souvent demandée par un client important. Comment mettre en oeuvre un tel projet ?

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Se faire accompagner par un cabinet conseil ou le faire soi-même ?

L’option de se lancer dans une certification par ses propres moyens et surement la pire idée que vous puissiez avoir. Vous avez déjà beaucoup de travail et votre valeur ajoutée se situe ailleurs.

Pour ceux qui pensent en faire une de leur mission pour cette année : avez vous déjà lu une norme ISO ? La norme est écrite en des termes techniques remplis d’expressions incompréhensibles et de faux amis. Résultat soit vous n’y comprenez rien, soit vous risquez un contre sens fatal.

Comment sélectionner votre consultant ?

1ère étape : se fixer des critères de choix correspondant à votre culture d’entreprise

Les questions à se poser pour choisir le bon profil:

  1. Avez-vous une entreprise corporate ou une PME familiale ?
  2. Avez-vous une échéance précise imposée par un client ou vous souhaitez commencer le process de certification en prenant le temps nécessaire à l’étude de l’amélioration des activités les plus importantes de votre entreprise ?
  3. Avez-vous besoin d’un accompagnement « clé en main » ou d’un conseil qui vous guidera en établissant avec vous des plans d’action réguliers en faisant le point de temps en temps ?

2ème étape : préparez votre liste de questions

Cela semble évident, mais décrocher son téléphone, avoir un entretien avec un consultant pour s’apercevoir ensuite que vous avez oublié le tiers des questions que vous auriez dû lui poser vous pend au nez si vous sautez cette étape.

3ème étape : recevoir en rendez-vous la « short list » après avoir validé que le devis, et ses supports vous  conviennent

Inutile de recevoir un consultant si le prix est en dehors de votre budget ou si celui-ci ne travaille pas avec des supports que vous estimez qualitatifs.

Vous gagnerez ainsi du temps  et ne ferez pas perdre celui de votre interlocuteur.

4ème étape : le choix

Après avoir avancé sur le sujet, de nouveaux critères sont surement apparus à ce moment-là.

Le « courant » est-il passé ou pas avec vous ?

La méthode qu’il vous a proposée correspond à votre style de management ou vous avez eu affaire à un « autiste » ?

Lors de sa venue, il a tenu à visiter les locaux et a posé des questions pertinentes sur vos produits et services ?

Enfin, il a su vous surprendre par une remarque pertinente prometteuse de valeur ajoutée ou il s’est contenté de noter des points techniques comme pour valider une méthode opaque ?

5ème étape : la personne chargée du projet en interne

Si vous avez un responsable Qualité/QSE la question ne se pose pas.

Sinon choisissez avec soin le profil du chef de projet !

En effet, si le profil du consultant est important, celui du « responsable Qualité » officieux l’est tout autant.

Il faut absolument éviter l’écueil du choix par défaut, celui de la personne « qui a du temps ».

Le choix du profil sera porté par rapport au contexte plus que par le savoir-être (intrinsèque) du manager.

Si vous avez une échéance courte, choisissez un profil fonceur (profil « D » par rapport au référentiel D.I.S.C.).

Si le climat social est délicat ou si vous pressentez que ce projet sera accueilli difficilement en interne, préférez un profil qui fait consensus (profil « S » ou « I » par rapport au référentiel D.I.S.C.).

Si l’entreprise est une entreprise familiale ou innovante, mais que la rigueur n’est pas la qualité première de vos collaborateurs, choisissez un méthodique (profil « C » par rapport au référentiel D.I.S.C.).

3 astuces qui vous faciliteront la certification

  •   Préférez le consultant qui vous a démontré de bonnes capacités d’adaptation plutôt qu’un conseil qui a de l’expérience dans votre domaine d’activité mais avec lequel vous pressentez qu’il aura du mal à vous accompagner sans heurt.
  • Considérez le consultant qui officiera chez vous comme une ressource externe qui fera partie de votre effectif pendant les mois que durera votre accompagnement et non pas un prestataire ponctuel.
  • Déléguer oui, mais supervisez évidemment !

Tout au long du projet, faites des points réguliers avec le consultant en vérifiant et échangeant sur l’avancée des opérations.

Objectifs clairs, au début de ses interventions un point sur ce qui va être fait et le dernier jour de ses venues une réunion de clôture pour avoir une vision claire de ce qui va être réalisé.

Par bonheur, les normes ISO se sont simplifiées et sont plus pragmatiques que les anciennes versions que vous avez connues.

Une certification réussie est avant d’être une affaire de méthode une affaire de personnes.

Si vous prenez les quelques mesures de bon sens exposées dans cet article vous ferez de ce projet un réel atout pour le futur de votre entreprise.

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Auteur - Philippe ROUX -

Consultant-Formateur-Auditeur-Coach, Philippe possède un DESS option Santé en Management de projet à l’IEP d’Aix en Provence et plus de 10 ans d’expérience en Management de la Qualité et Management.

Son blog : Le blog ISO 9001 -  https://www.strategik.net/blog-iso-9001/

Son site professionnel : https://www.strategik.net/

Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/philippe-roux-91aa4121/

Cet article est référencé dans : Norme ISO 9001


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