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Outils financiers de l'import-export


Import-export : sécurisez vos affaires

Maj le 06/12/2018 par Laurent GRANGER

Se développer à l'international implique une grande rigueur dans le choix des instruments financiers pour commercer avec des partenaires implantés dans d'autres pays. Couverture du risque de change, crédit documentaire, incoterms - découvrez les outils pour sécuriser vos affaires à l'import et à l'export.

Dans un processus d'export, 2 étapes requièrent une attention particulière. Tout d'abord la prospection qui nécessite des moyens pour étudier le marché cible et trouver d'éventuels partenaires commerciaux, puis le paiement des commandes livrées chez ses nouveaux clients.

L'entrepreneur dans le premier cas peut faire appel à des organismes spécialisés, comme la COFACE, pour obtenir des aides à la prospection. Dans le deuxième, les moyens de paiement possibles doivent être étudiés en profondeur pour choisir celui qui apporte le plus de sécurité tout en convenant à ses clients .

Les outils classiques comme les chèques sont généralement à bannir. Pour certaines opérations les virements SWIFT peuvent convenir. La plupart du temps, pour se faire payer, l'entreprise exportatrice a recours aux techniques dites "à contre remboursement" . C'est le cas du crédit documentaire, très usité dans les relations internationales, cet instrument financier permet de garantir le paiement au vendeur et la livraison des produits conforme à la commande de l'acheteur.

Qu'il soit question d'exportation ou d'importation, se lancer dans une stratégie de commerce international, n'est pas sans risque. L'entrepreneur a tout intérêt à se prémunir de ces menaces qui pèsent sur le développement commercial de son activité.

 

Fonctionnement du crédit documentaire

Définition du crédit documentaire

Le crédit documentaire est un outil pour effectuer des transactions d'import et d'export .

L'acheteur donne l'ordre à sa banque de régler à un bénéficiaire (le vendeur exportateur), le montant correspondant au contrat de vente en échange de la remise de documents prouvant l'expédition des marchandises, objet du contrat. La banque émettrice réalise cette opération par l'intermédiaire d'une autre banque (la notificatrice). 

Participants au Crédoc

Le Crédoc c'est :

  • une confirmation de commande : L'acheteur s'engage à effectuer une démarche volontaire. Il doit se procurer une demande d'ouverture auprès de sa banque.
  • coté vendeur, le Crédoc est un contrat financier qui doit être conforme au contrat commercial.
  • un cautionnement de l'acheteur. Ils sont par nature irrévocables. La banque émettrice est tenue d'honorer son engagement jusqu'à la date de validité inscrite si tous les documents qui lui sont remis sont strictement conformes à ce qui est demandé sur l'original de la lettre de crédit. A noter que la banque émettrice doit payer quoi qu'il arrive.

Comme toute solution, il présente des inconvénients. Il est notamment dépendant de la rapidité d’acheminement des marchandises, du temps de trajet documentaire. En outre il ne garantie pas le risque politique de non-transfert des devises.

Outils pour l'import-export

La couverture du risque de change

Une vigilance particulière s'impose dès lors que des questions de change de devises entrent en ligne de compte qu'il vende ou achète à l'étranger. Bien que la mise en place de l'euro ait restreint la problématique des risques de change au sein de l'UE (et pour cause, à part quelques exceptions une seule monnaie est utilisée) le risque est présent dès qu'une entreprise commerce avec d'autres pays.

Quels sont les moyens pour se couvrir ? Il existent plusieurs mécanismes de couverture du risque de change : la vente à terme qui concerne plutôt l'exportateur, l'achat à terme une technique utilisée par l'importateur, le SWAP, le Matif (marché à terme des instruments financiers), l'option de change (moyennement le paiement d'une prime, le bénéficiaire se réserve le droit le jour venu de prendre le cours réel de la devise ou bien de prendre l'option qui correspond au cours garanti par la banque).

Les Incoterms pour sécuriser les échanges

Commercer à l'international implique un langage codifié et des termes contractuels précis entre les différents partenaires internationaux. Les incoterms apportent un cadre, mais surtout codifient des droits et devoirs permettant de sécuriser les transactions entre vendeurs et acheteurs. Selon le terme choisi, chacun connait ses obligations et celles de l'autre partie.

EXW, FCA, FAS, FOB, CFR, CIF, CPT, CIP, DAF, DES, DEQ, DDU, DDP... Les habitués des transactions internationales sont forcément au fait de cet instrument de sécurisation des échanges que sont les incoterms. Pour les non-initiés, ce terme est issu de : INternational COmmercial TERMS et régit plusieurs aspects des relations commerciales et financières entre deux partenaires implantés dans des pays différents.

Cet outil se focalise néanmoins sur les parties liées à la livraison. Le périmètre ne prend en compte que les produits physiques et non les services. Chaque terme génère des frais et des risques aussi bien pour pour l'acheteur que pour le vendeur. Il convient donc de maîtriser parfaitement cet outil, vu les enjeux des transactions internationales.

 

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Articles

Techniques limitant le risque de change

Un aperçu des techniques pour réduire le risque de change : les techniques de couverture internes et externes...

Jean-Yves Baudot Incoterms et valeur en douane

Cette publication présente les formalités douaniers. A voir aussi un tableau de synthèse des coûts et des risques suivant les incoterms utilisés.

douane.gouv.fr Commerce international : se faire payer

Tour d'horizon des techniques de paiement utilisées à l'international : le paiement sur facture, la remise documentaire, le crédit documentaire...

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