Gérer les situations managériales difficiles

Maj le 25/06/2021 par l'équipe de Manager GO!

Gérer les situations managériales difficiles est une tâche aussi courante que périlleuse. Au cas par cas, découvrez nos conseils et astuces pour réussir l’exercice.

Situations difficiles fréquentes en entreprise

Cas n°1 : la personnalité difficile

Parmi vos ressources humaines, vous faites sans doute face à des personnalités difficiles. Leur niveau de compétences justifie parfaitement leur présence dans l’entreprise, pour autant votre rôle de manager est central : manager une personnalité difficile est essentiel pour conserver le talent, tout en préservant une bonne ambiance au travail. 

  • La problématique : le comportement du collaborateur au travail est inadéquat, et nuit à l’ambiance générale.
  • Les pistes de management : dialoguez avec le collaborateur, mais aussi avec ses collègues, pour bien comprendre les difficultés. Une fois le comportement nuisible identifié, vous êtes en mesure d’agir, vous adoptez un management adapté à la personnalité.

    Illustration : le collaborateur négatif ou râleur a besoin d’exprimer régulièrement son insatisfaction. Soyez d’autant plus à son écoute : tout ce qu’il verbalise auprès de vous ne sera pas exprimé auprès de ses collègues, qui ne pâtiront pas de son attitude négative.

situations difficiles min

Cas n°2 : le conflit entre collaborateurs

Aucune entreprise n’est à l’abri d’un conflit entre collaborateurs . Des personnalités cohabitent au quotidien, dans un contexte mouvant – une réussite individuelle peut exacerber le sentiment de jalousie, une perte de vitesse de l’entreprise peut faire éclater des tensions. 

  • La problématique : le conflit intra-équipe doit être géré promptement. À défaut, la situation s’envenime, engendrant des rancœurs qui perdurent. Le risque à terme : un esprit d’équipe considérablement dégradé, et la performance générale amoindrie.
  • Les pistes de management : commencez par faire un état des lieux. Qui est impliqué ? Quelle est la source du problème ? Devez-vous intervenir ? Sur cette base, mettez en œuvre un plan de gestion de crise : rencontrez les collaborateurs individuellement puis ensemble, et planifiez des mesures concrètes.

    Exemple : 2 collègues se disputent l’attribution d’une mission valorisante ? Organisez avec eux le partage des tâches.

Cas n°3 : l’insubordination 

Vous ne pouvez pas vous passer de ce collaborateur compétent, mais son caractère insubordonné vous excède. Traiter l’insubordination est nécessaire : pour préserver votre bien-être personnel au travail, mais aussi pour ne pas désorganiser l’entreprise.

  • La problématique : le salarié qui refuse d’obéir aux directives légitimes de l’employeur freine le développement de l’entreprise, et donne un mauvais exemple.
  • Les pistes de management : remettez-vous en question ! Malgré toute votre bonne volonté et vos compétences de manager, vous commettez peut-être des impairs. Pression démesurée, rétention d’informations, comportement inégal à l’encontre des salariés… les erreurs de management sont nombreuses. Votre comportement n’est pas en cause ? Si vous constatez que l’insubordination est du seul fait du salarié, envisagez la sanction appropriée – et progressive (avertissement < blâme < licenciement).

Cas n°4 : les écarts de conduite

Lorsque les écarts de conduite se répètent sur une période courte, le recadrage de votre subordonné est de mise.

  • La problématique : le collaborateur multiplie les retards injustifiés, il se présente au bureau dans une tenue inappropriée, il s’exprime de manière trop familière… autant d’écarts qui vous alertent sur la négligence du collaborateur. Rappelez-lui sa place, tant pour affirmer votre rôle clé de manager de l’entreprise que pour le sécuriser – le collaborateur a besoin d’être cadré dans son travail.
  • Les pistes de management : le happy management doit être exercé dans une certaine mesure. Entretenir des relations hiérarchiques, aussi horizontales soient-elles, reste essentiel pour maintenir l’ordre dans l’entreprise. Prenez donc la mesure des écarts de conduite, et recadrez individuellement le collaborateur qui s’accorde trop de libertés. Veillez néanmoins à garder un discours positif dans le cadre d’un discours constructif.

Autres situations managériales difficiles

Le management en temps de crise

La crise sanitaire a tristement illustré les enjeux du management : des salariés démotivés par des perspectives peu optimistes, l’organisation (parfois en urgence) du télétravail, des résultats en baisse, le développement de nouvelles activités pour relancer l’entreprise… autant d’éléments contextuels qui ont complexifié la tâche aux managers.

3 axes pour maintenir le bien-être au travail et la performance de l’entreprise en temps de crise :

  • La communication : le manager, même à distance, reste à l’écoute des collaborateurs. Il est en outre à l’initiative du contact, pour prendre la mesure de l’impact de la crise sur le moral et sur le travail de son équipe.
  • La prise en compte des intérêts individuels : chacun réagit différemment à la crise. En réponse, le manager adapte son management. Exemple : un collaborateur qui ne parvient pas à travailler à distance (contexte familial difficile) peut être autorisé à faire davantage de présentiel.
  • Le suivi : le manager en temps de crise sonde régulièrement ses équipes. Sur cette base, il évalue son management et réoriente efficacement ses actions.

L’entreprise en difficulté

Licenciements, arrivée d’un nouveau concurrent sur le marché, redressement judiciaire… la vie de l’entreprise connaît des bas. Et le moral des collaborateurs s’en trouve impacté. Les situations périlleuses peuvent en outre engendrer des conflits et de l’insubordination. Réagissez à temps !

  1. Informez en temps réel les collaborateurs, une marque de confiance indispensable pour souder l’équipe.
  2. Organisez une cellule psychologique en cas d’évènement grave.
  3. Adoptez un discours positif pour rassurer.

L’arrivée d’un nouveau collaborateur

Quelle que soit sa personnalité, le nouveau collaborateur peut « effrayer », et les collègues se montrent hostiles. Pour accélérer son intégration, vous pouvez organiser un évènement d’entreprise – voire un simple pot d’arrivée.

    À noter : l’arrivée d’un nouveau dirigeant, à plus forte raison, peut créer une situation managériale difficile. Anticipez ! Une fois encore, la communication, l’écoute et la diplomatie restent vos meilleures qualités.



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