Ubuesque pyramide des Communicators sentencieux et improductifs

Publié le 07/07/2017 - Mis à jour le 27/09/2017

Manager c’est communiquer, nous dit-on. 
Vous avez un problème de management ? Quel qu’il soit, il faut communiquer !
Toujours plus et mieux.

communicators

LA « communication » est la baguette magique du monde moderne. Elle peut résoudre tous les problèmes, soulever les montagnes, faire disparaître les douleurs et, pourquoi pas, infléchir la course des comètes...

Elle est philtre d’adhésion, levier de motivation, souffle de vertu, méthode de vente  et onction miraculeuse pour tous les soucis d’autorité. 

Votre client trouve qu’il est mal traité ? Communiquez ! 

Vos collaborateurs vous disent qu’« il a peut-être un peu raison ? ». Il vous faut les convaincre du contraire. Nous sommes les meilleurs ! 

Fanfares et trompettes. 

De toute façon, on ne peut pas modifier notre processus. 

Il est parfait.

Puisqu’on vous le dit !

Avez-vous essayé de les persuader ? Ils ne sont pas convaincus ? Aïe, vous n’êtes pas un bon manager ! Vous nous décevez. 

La réalité est celle qu’on vous dicte, le reste n’est qu’une question de points-de-vues.

Il suffit de les modifier... en communicant, évidemment. 

D’ailleurs, moi, votre chef, comment suis-je arrivé là ? 

En c... 

Et j’espère bien monter plus haut...

Je communique, tu communiques, il communique, vous communiquez... 

Il en restera bien quelque chose. 

Non ? 

Communicator et à travers 

Ça, pour communiquer, il y en a qui communiquent ! 

Tellement, qu’ils ne font plus rien d’autre. 

Ils communiquent à longueur de journée, excepté avec ceux qui les embêtent, collaborateurs, clients, fournisseurs, partenaires (ceux-là, ils s’en fichent plus que des autres), administrations... 

Nomades cavalcadeurs, capables de causer au pas de course avec l’autre bout du monde, sédentaires vissés à leur bureau hâbleurs par médias numériques, réunionistes compulsifs, manageurs mangeurs - buveurs - copineurs, touristes colloqueurs philosophes...

Il existe ainsi des myriades de manageurs, ayant franchi les échelons où il fallait encore produire quelque chose par soi-même, n’ayant d’autre occupation que de paraître, se montrer, dire , expliquer, ordonner, présenter, négocier, séduire...

Franchement, c’est assez facile : le premier imbécile venu peut le faire. 

Ou du moins faire semblant. 

Ce n’est pas son chef qui pourra s’en rendre compte. Quand ils sont ensemble, c’est le N+ qui occupe l’espace et la parole. 

Il suffit d’être prudent en sa présence. 

Face à tous les autres, ça roule.

La méthode ? 

Ne plus penser, savoir.

Ne plus réfléchir, trancher.

Ne plus justifier sur le fond, lancer une formule sentence (ratissée dans les filandreuses circonvolutions des colloques complaisants). 

Ne plus prouver, incriminer.

Ne plus lire les dossiers, s’en faire une idée d’un coup d’œil. 

Prendre soin au préalable d’exiger des collaborateurs (pour tout et n’importe quoi) une « synthèse » tenant sur la page de garde. 

C’est que nos grandissimes communicators n’ont plus le temps ! 

De travailler. 

Car ils communiquent à tour de bras. Perpétuellement en entretiens, réunions, meeting  (c’est plus moderne), conférences, rencontres, exposés, repas d’affaires...

A faire du bruit avec la bouche, bailler (discrètement) devant des présentations assommantes, faire semblant d’écouter ou d’avoir des idées. 

Pour la fonction « écoute », on pourrait les remplacer utilement par des micros-enregistreurs. Eux au moins en retiennent quelque chose et peuvent la restituer fidèlement. 

Pour la fonction « émission », on pourrait leur substituer une séquence Youtube qui dit toujours la même chose, indépendamment des interlocuteurs. Avec elle au moins, l’auditeur-spectateur peut revenir en arrière en évitant les digressions et le piètre humour de circonstance. 

Mais, me direz-vous, « avec les machines, on ne peut pas discuter. Ni leur poser de questions ». 

C’est vrai. 

Avec les communicators non-plus ! Ils ressortent en toutes circonstances les mêmes certitudes indiscutables. 

Puisqu’ils sont chefs !

Comme des disques rayés. 

Excepté face à leur patron : là il leur faut s’équiper du lecteur-copieur qui va bien et ne pas se tromper de disque au moment de resservir la chanson aux étages inférieurs.

La communication en cascade, ou l'art du téléphone arabe façon entreprise

Blablablabla... Blablablabla... Blablablabla... 

Car dans les hautes sphères il y a de titanesques piles de communicators qui recommuniquent en cascade, en étoffant les messages du grand maître.

Des hiérarchies tyranniques de blablateurs.

Extraordinairement et outrageusement rémunérés pour cela. 

« Ne sont-ils pas là aussi pour prendre des décisions ? » me dira une voix bienveillante.  

Pas tout à fait. 

En réalité, ils ne font que décliner (pour la strate subalterne) les décisions les concernant, arrêtées par la couche supérieure. Elles-mêmes déclinées...

Pas besoin de penser pour autant. 

Ni d’analyser, ni de prendre en compte aucune réalité, ni contrainte...

Sauf tacticienne. 

Rester dans les clous. C’est tout. 

Le seul problème est de... communiquer la sous-décision qui affecte nécessairement les godillots. 

De manageur +++ en manageur++, pas de problème. Chacun à son niveau sait bien ce qu’il en est et pour cause. 

Dans la soute, la transmission devient plus âpre. Mais bon, c’est le problème des « pas vraiment managers » qui devront s’y coller. 

De toute façon, les cadres supérieurs sont inaccessibles aux rameurs. 

Le « Dire » et le « Redire » dévalent la pente hiérarchique sans trop d’inconvénients pour les échelons intermédiaires des petits chanteurs à la noix croix de langues de bois juchés sur les épaules les uns des autres. 

communication pyramidale

Robinetterie du message 

Benoîtement, je croyais que communiquer signifiait singulièrement « échanger », comme les vases du même nom. 

Un coup dans un sens, un coup dans l’autre. 

Ça me plaisait bien. 

Je croyais qu’il n’y a pas de véritable communication sans la prise en compte initiale des besoins de l’autre, tels qu’il se les représente et les formule dans son propre langage.

Sans la prise en compte effective de ce qu’il a compris de mes intentions. 

Sans régulation du message émis, jusqu’à atteindre la conformité entre ce que je souhaite lui faire entendre et l’image qu’il en restitue. 

Sans mesure de son accord ou de son désaccord. 

Sans espace possible d’arrangement, de négociation, de pondération des objectifs respectifs, d’ajustement des stratégies, des procédés  et des comportements...

Mais les adeptes d’une pratique de management et/ou de gouvernance descendante et directiviste se sont appropriés le vocable, l’ont galvaudé, pour étrangler toute velléité d’expression divergente d’un ex « interlocuteur » totalement infantilisé. 

La « communication » coule au robinet du bavardage, au doigt et à l’œil du dominant. L’acteur de base est un simple récepteur réceptacle. 

Qui devra marcher au pas. 

Forcément idiot, puisqu’il n’a pas voix au chapitre et qu’on peut le mener (croit-on) par le bout de l’oreille. 

On lui a dit ce qu’il doit penser et faire. 

C’est comme si c’était fait. Passons à autre chose.

Un fichier dans le disque mou 

Dans l’univers fébrile des organisations et de la politique, « communiquer » signifie donc désormais « faire voir, savoir ou entendre ». 

Voire, forcer à penser ceci ou cela. 

Autrement-dit, marteler, prendre la tête, causer, répéter, insister, exprimer, imprimer, exposer, impressionner, rabâcher, seriner...

A propos de ce matraquage en règle et univoque, certains dirigeants osent même parler de « pédagogie ».

Ils vous sortent le clairon et la grosse caisse à la moindre alerte supposée pour leur notoriété et disparaissent dans un silence assourdissant en réponse aux inquiétudes de leurs ressortissants. 

S’ils pouvaient injecter la « bonne parole » comme un simple fichier, directement dans le disque mou, là où elle pourrait vaincre la résistance de la fonction cérébrale ciblée, ils n’hésiteraient pas un instant à équiper tous les bipèdes inféodés des appareils ad-hoc. 

A défaut de disposer de la technologie idoine, ils sont réduits à faire du bruit en agitant les bras dans un navrant théâtre de marionnettes.

Essayant de se convaincre que ça devrait suffire à convaincre. 

Las, le déchet dans l’impact est toujours aussi colossal en management, en politique, dans la publicité. 

D’une certaine façon, c’est tant mieux.

Car ils racontent le plus souvent de belles histoires, histoire de cacher ce qu’ils trafiquent vraiment, rarement à l’avantage effectif des populations concernées. 

La seule chose qui n’est pas communiquée aux assujettis est ce qui les attend vraiment. 

La « communication idéale » des diseurs de bonne aventure serait de parvenir, à tous les coups, à faire croire à la masse ce qu’ils veulent lui faire croire, pour l’amener à se conduire comme il leur convient.  

Règne des communicants 

Dans la même veine vénéneuse, les médias nous infligent à toutes les sauces, les sentences des  nouveaux oracles que sont les  « communicants », espèce émergente invasive de détenteurs du pouvoir d’influence. 

Vous savez, ceux qui inventent les fameux (et fumeux) « éléments de langage », billevesées destinées à faire prendre des vessies pour des lanternes. 

Artistes du comment savoir faire passer un sac poubelle aussi toxique que malodorant pour une ressourcerie atypique et innovante.

Ils sont tout, sauf communicants. 

Ce sont, en fait, des « disants », entourloupeurs, manipulateurs, margoulins du propos, faussaires en idées. 

Pilleurs – cueilleurs - grappilleurs des idées de ceux qui en ont. 

Fait intéressant, il est de plus en plus fréquent qu’ils deviennent eux-mêmes dirigeants, politiciens, présidents...

La communication « poussée » résout tout. Aujourd’hui, elle mène à tout. 

Ils ne manquent pas de travail car le volume de communication à déployer est directement proportionnel à la taille des couleuvres à faire ingérer. 

Je voulais dire : faute de solutions tangibles aux problèmes réels. 

Illusionnistes illusionnés

Les dirigeants « dictateurs » « se la racontent » en « la racontant » à leurs populations. 

Convaincus que la poudre aux yeux peut mobiliser les foules, dissimuler des faiblesses ou des turpitudes visibles comme des gratte-ciel, ils jouent leur réussite sur des coups de communication à court terme... et finissent le plus souvent par sombrer. 

Nous en avons eu une jolie brochette d’exemples, aussi fulgurants qu’édifiants, lors de la récente campagne électorale et ses suites. 

La puissance supposée du « tout communication » reposant sur la fabrication d’illusions, naturellement démenties à terme, est elle-même une illusion. 

Elle ne résiste pas à l’épreuve des faits et surtout des non-faits. 

L’hypocrisie est un venin, un instrument nocif dans la durée pour la relation, la confiance, la motivation, la pérennité des engagements, l’attachement et la solidarité. 

Le retour de bâton des mensonges, des faux semblants, des discours lénifiants..., est toujours plus violent et plus important que les gains immédiats. 

Selon l’échéance de ses objectifs, Il faut savoir ce que l’on met sous le vocable communication. Embrouille ou coopération ? 

Manipulation ou entente ?

Dire ou faire ensemble ? 

Les Dieux du cirque

A force de croire qu’il suffit de « Dire » pour manager, certains dirigeants finissent par penser qu’ils peuvent gouverner de front un nombre illimité de structures de toutes tailles tout en étant ultra présents sur l’infini multiplexe des scènes médiatiques.  

Président de région, Ministre des armées et dirigeant politique.

Ou dirigeant d’un groupe de médias, de multiples entreprises et directeur de chaîne. 

Toutes ces choses sont-elles bien gouvernées ? 

La nouvelle communication « jupitérienne » a trouvé ses nouveaux Dieux, ses grands prêtres, ses espaces de pratique, ses cultes et ses nouveaux fidèles. 

A toutes les époques de l’humanité, des nantis ont pu croire que leurs sujets réagissaient précisément aux ordres pourvus qu’on leur distille les bons signaux selon la juste tonalité. 

Comme les moutons, à l’aide d’une bonne équipe de chiens de berger, sachant menacer et aboyer judicieusement, sous le bon angle, sur le troupeau. 

Qu’ils pouvaient leur faire faire et croire ainsi à peu près n’importe quoi. 

Pour des résultats décevants. 

La plupart ont plutôt mal vieilli. 

C’est trop bête : ils n’étaient pas immortels !

Auraient-ils raté quelque chose ? 

Manageurs, il est temps de cesser de « sur communiquer » pour se remettre à bosser !

Autant que possible, arrêtez de réunionner, colloquer, e-mailer, présenter, conférencer, vous entretenir, recevoir, causer, dire, consulter, discuter...

Pour faire autre chose. 

Vous ne voyez pas ce que vous pourriez faire qui ne soit sous une forme communicationnelle ? 

C’est embêtant. 

Vous venez d’échouer au test de productivité managériale. 

Communicator habilis , reconnaissable à sa belle cravate comme le paon aux plumes de sa queue, n’auriez-vous malheureusement aucune valeur ajoutée dans le système qui vous héberge et vous nourrit grassement ? 

Allez ! je vous aide. 

Par exemple, vous pourriez étudier. 

? ?

Si !

Pas en diagonale : chercher, creuser décortiquer, vous informer en profondeur, lire des bouquins, des études... faire vos propres synthèses. Oui, oui, je sais, ça prend du temps. 

Vos collaborateurs le font pour vous ? 

Mauvaise réponse ! 

Comment pourriez-vous ainsi construire une représentation personnelle de la chose, plus pointue, plus créative, plus puissante? 

Si vous ne faites que trier, interpréter, assembler et tailler en surface parmi les éléments qu’ils ont dénichés, sur ce coup, vous ne servez à rien ! 

Sans vous, en coopérant, ils seraient forcément plus pertinents. 

Vous pourriez aussi dresser une stratégie, faire un état des lieux, construire une organisation, élaborer un prototype, tester un processus... 

Oui, c’est bien du management. 

Prendre en main et en charge des problématiques, conduire la réalisation de A à Z.

Si vous en êtes capable.

Quid de vos capacités cognitives ? 

Vous pourriez aussi concevoir, écrire, construire... 

Non pas balancer trois idées et deux formules à des sous-fifres en charge de gratter : travailler vous-même finement la profondeur et la cohérence d’un concept, dont on sait que les clés de la pertinence sont dans l’imbrication exhaustive des constituants. 

Depuis combien de temps n’avez-vous pas conçu et rédigé (seul) plus de quatre pages ?

Vous devez former, animer, piloter, co élaborer... ?

Vous pourriez partager ces travaux en mettant largement la main à la pâte, en produisant plus de substance et de solutions (pas d’injonctions) que vos partenaires de travail. 

Pouvez-vous générer des idées sans les « emprunter » à d’autres, ni à la collaboratrice qui rédige habituellement vos présentations ?

La plume, l’avez-vous  à la pochette ou à la main ? 

Je suis très impressionné par l’indigence intellectuelle d’un grand nombre de cadres supérieurs, ayant perdu leur emploi et leur fauteuil, qui tentent une reconversion vouée à l’échec dans le conseil. 

Je ne vous raconterai pas en détail leur incapacité à écrire : site, supports, profils, promesse, propositions... 

Bouillie parfois répulsive, donnant souvent dans la surexposition de leurs fabuleuses expérience, compétence et technicité. 

Livrés à eux-mêmes, ils sont condamnés. 

Pourtant, la vielle, ils prenaient des décisions d’importance à tour de bras et consacraient la quasi-totalité de leur temps professionnel... en communications. 

A raison de 150 ou 180 heures par mois, à la louche depuis disons douze ans, soit un total approximatif mais respectable de 20 000 heures d’entraînement quotidien, ils devaient être au top de la communication!

Où est l’erreur ? 

Réponse : dans la distorsion confondante entre le gigantisme de leur égo (pro/perso entremêlé) et la désespérante et récurrente incurie de leur contribution en position dominante. 

entrepreneure

Les manageures communiquent plutôt par des faits 

Les lectrices auront probablement remarqué que j’ai conjugué cet article exclusivement au masculin. Ce n’est pas innocent. 

Les hommes en général ne se rendent pas compte des différences de fonctionnement entre eux et elles.

A des niveaux de responsabilités comparables, la plupart des manageures consacrent une part temps plus importante que leurs collègues masculins à la réflexion, à l’étude, à la conception aux travaux solitaires, aux travaux partagés avec leurs partenaires et leurs collaborateurs (surtout pour l’organisation pratique), à l’écriture, à l’immersion et aux essais opérationnels. 

Accordant plus volontiers des espaces d’autonomie effectifs, elles ont plus de temps pour produire et mettre en place des éléments d’organisation concrète. 

Ce qui leur permet de gagner encore en temps et en disponibilité. 

Elles sont plus impliquées, plus près du réel. 

Elles font moins dans la parade et sont plus dans l’écoute. 

Pour infléchir les situations et les comportements, elles agissent plutôt sur les faits, les conditions, les  modalités. 

Elles font moins de discours, auxquels elles accordent moins de crédit. 

Leur approche du management des collaborateurs est plus pédagogique. Elles les mettent dans des situations où ils peuvent progresser et réussir

Elles sont aussi plus pragmatiques. 

Préoccupées de la faisabilité et de l’ergonomie  des réalisations demandées, elles prennent en compte les difficultés, les contraintes et les capacités effectives de chacun. 

Elles vérifient enfin, dans des délais rapprochés, la mise en œuvre réelle des tâches et des consignes, en les régulant au besoin. 

Perpétuellement confrontées à une concurrence déloyale des hommes dans la promotion, elles assument pleinement les tâches de conception et d’écriture dans leur périmètre. 

La maîtrise des idées est pour elles un ressort d’accès aux responsabilités. 

Qui choisir pour manager

Car le problème reste entier : qui choisit-on pour manager ? 

Qui est promu et selon quels critères ? 

Le profil de référence du « bon manager » reste globalement celui du mâle dominant, du pater familias qui dicte ses ordres, impressionne, distille ses jugements, ayant la main sur tout et obtenant l’obéissance à la moindre injonction. 

En position intermédiaire, la gouvernance en attend qu’il « fasse passer » les directives tant qu’il n’a pas atteint  les sommets. 

Alors, fidèle zélateur,  il fait passer. 

Et veille à faire-faire passer les merveilleuses instructions conçues par la grande timonerie. 

Comme chez les alligators, il n’y a aucune différence entre les petits et les grands communicators. 

Ils se ressemblent et se cooptent pour occuper le centre du marigot. 

Prédateurs inutiles, égocentriques, agressifs quoique policés, patients, sans scrupule, ils respectent strictement les lois communes de la préséance propre à l’espèce. 

Seules les tailles respectives des territoires conquis en déterminent la hiérarchie. 

On pourrait croire que la performance soit le premier critère de leur promotion. 

Loin devant les autres. 

De fait, c’est la conformité de la parole portée aux réquisitions de la gouvernance. 

Le communicator ordinaire est un simple porte-voix. 

 

A propos de l'auteur

D Feisthammel Daniel FEISTHAMMEL

Daniel est conseil en RH et management depuis plus d’un quart de siècle. Il vient de publier "Le management par les femmes : Une autre culture de la réussite et de l'autorité" aux Editions Lignes de Repères.

Son ouvrage « Coups de pied aux cultes du management. Antidote aux croyances nocives sur l’exercice de l’autorité», chez AFNOR édition est sorti en 2012. Egalement coauteur de « Pilotage des compétences et de la formation, Développer son autorité, Fondamentaux du pilotage de la performance... » 

Son site et blog :  solutions fortes

Quelques livres :   Coups de pied aux cultes du management  -  Le management par les femmes : Une autre culture de la réussite et de l'autorité

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