17 clés pour reconnaître le métier de vos collaborateurs

Maj le 05/04/2018 par Thibault BAHEUX

Selon les salariés français, le respect et la reconnaissance au travail sont les piliers les plus importants du bien-être au travail. En effet, la seule valeur de respect dissuaderait les salariés de quitter leur travail actuel pour aller chercher un nouvel employeur. Ça vous parle ?

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J'ai eu une discussion récente avec un proche justement, concernant le fait que le respect est le pilier numéro 1 sur lequel devrait travailler les organisations pour améliorer le bien-être au travail, la performance et l’engagement de ses collaborateurs.

Elle n'en revenait pas : ce qui devrait être normal, respecter les gens, dire bonjour, n’était pas systématiquement fait et devenait un point clé pour que les gens se sentent mieux dans leur travail.

Comment en est-on arrivé là ?

On s'est posé la question, et on a fini par arriver à la seule conclusion possible : quelque part en chemin, les entreprises ont oublié l'humain et se sont mises à penser chiffres et résultats.

En occultant totalement les collaborateurs, ceux qui créent la valeur de l’organisation.

Mais l’heure est au changement : le manager doit faire preuve de bienveillance, doit s’adapter aux collaborateurs, leur montrer qu’il estime les efforts fournis et le travail produit.

Mais comment reconnaître efficacement le travail de ses collaborateurs ?

Il y a selon moi 17 clés qui permettent avec brio de montrer aux collaborateurs qu’ils comptent vraiment.

17 clés pour montrer votre reconnaissance et votre respect à vos collaborateurs 

1 - Se montrer attentionné

Se montrer attentionné, c'est respecter l'autre, avoir suffisamment de considération pour lui pour le saluer, lui dire bonjour le matin, s'enquérir de sa santé, etc.

Il s'agit effectivement de règles très élémentaires de courtoisie et de savoir-vivre, mais vous seriez étonnés du nombre de personnes qui ne les suivent toujours pas !

Et puis se montrer attentionné envers autrui, ça fait toujours son effet.

2 - Dérouler le tapis rouge

Quoi de mieux pour montrer à un nouvel arrivant qu'il est attendu, en lui déroulant le tapis rouge, par exemple ?

Le processus d'accueil des nouveaux arrivants (onboarding) est l'une des premières images qu'un nouveau salarié voit de l'organisation, avec l'entretien d'embauche.

Le processus d'onboarding doit donc être soigné. L'accueil doit être personnalisé et le nouvel arrivant ne doit pas être lâché dans la jungle de l'organisation en mode "voilà ton bureau, bonne chance et à dans 3 mois pour ton premier bilan" .

Reconnaître le métier de ses collaborateurs, cela passe aussi par de l’accompagnement, et ce dès la prise de poste dans l’organisation.

3 - Inviter ses collaborateurs

En tant que manager, il est important de privilégier les échanges face à face : les mails ou autres peuvent être mal perçus, parfois mal compris.

Un échange en face à face est bien plus humain, bien plus sincère et authentique.

Inviter ses collaborateurs à une discussion informelle autour d'un café ou autour d'un bon repas, c'est aussi ça, reconnaître la valeur d'un collaborateur : chercher à passer un bon moment avec lui, à le découvrir plus en détails, sans arrière-pensée.

L’inviter à une discussion informelle, c’est lui donner la possibilité de s’exprimer sur son état d’esprit, ce qui marche, ce qui ne marche pas, ses envies et ambitions.

4 - Manier l'étiquette comme personne

Un organigramme n'est pas là que pour faire mousser les managers. Il est important de faire figurer chaque collaborateur sur l'organigramme, que chaque personne ait un rôle défini.

Chacun doit sentir que sa mission est importante et que son travail est essentiel au bon fonctionnement de l’organisation.

Lorsqu'un client visite l'entreprise ou qu'une nouvelle recrue arrive, le manager se doit de prendre le temps d'expliquer ce que chacun fait dans l'équipe. Mieux encore : présenter la personne et la laisser expliquer son travail et sa mission.

5 - Ne pas être rigide sur les horaires

Imposer des horaires à ses collaborateurs, sans aucune flexibilité, est contre-productif. C’est passer le message « Je me fiche de savoir quels sont tes résultats ou la qualité du travail que tu fournis. Tout ce que je te demande, c’est de rester de telle heure à telle heure au bureau ».

En prenant en considération que nous n’avons pas tous le même biorythme, les mêmes pics de productivité dans notre journée, on se rend compte que ça ne tient plus.

Saviez-vous que dans les pays scandinaves et anglo-saxons, on regarde de plus en plus les résultats du collaborateur, et non plus le temps qu’il passe au bureau ?

Ajouter de la flexibilité dans la gestion des horaires permet à chacun de concilier ses contraintes personnelles (enfants, famille, sport) avec son travail.

Indirectement, accepter la flexibilité des horaires de travail, c’est reconnaître les résultats du travail de ses collaborateurs et non plus se concentrer seulement sur ses horaires.

6 - Souligner l'apport de chacun

Il est important de remercier régulièrement un collaborateur pour la qualité du travail fourni, son apport pour l'entreprise et l'équipe.

Dans une équipe, dans une organisation, chacun a son rôle à jouer pour que le tout fonctionne correctement. Chacun doit pouvoir récolter les lauriers qui lui reviennent.

En tant que manager, il est donc important de remercier chacun de ses collaborateurs, de souligner ce qu’ils apportent de bénéfique dans l’équipe et l’organisation.

7 - Manifester sa présence

Un bon manager est quelqu'un qui sait se faire oublier au quotidien. Toutefois, il doit aussi savoir se manifester et montrer qu'il est là pour soutenir ses équipes. Il peut par exemple :

  • Organiser un petit-déjeuner avec ses équipes
  • Organiser un repas d'équipe à fréquence régulière
  • Faire une apparition lors d'un séminaire des équipes de production, même si cela n'était pas prévu
  • Planifier des réunions d'équipe pour donner des informations descendantes (du Top Management) et récolter des informations pour les remonter par la suite
  • Passer voir les équipes de manière informelle
  • S'enquérir de la charge de travail des équipes, de l'avancement des projets

À chacun sa méthode, tant que celle-ci ne consiste pas à s’imposer et à être autoritaire.

8 - Partager son pouvoir

Le manager n'est pas là pour régner, mais pour accompagner.

Il faut remettre les équipes au centre de l’organisation, leur demander leur suggestion pour des axes d'amélioration de l'organisation, les écouter réellement et les prendre en compte.

Qui mieux placés que les opérationnels pour dire ce qui marche et ne marche pas dans l'organisation ?

Impliquer les collaborateurs dans le plan d'action annuel de l'entreprise, le plan d'orientation stratégique et la définition des objectifs de l'équipe permet également de redonner du pouvoir à ses collaborateurs.

9 - Déléguer

Pour continuer sur la notion de pouvoir, prenons l'art de déléguer en exemple.

Trop souvent, un manager délègue une tâche à un collaborateur en ne lui fournissant pas assez d'informations et en gardant un droit de regard sur la manière d'arriver au résultat.

ERREUR !

Lorsqu'on délègue un travail à quelqu'un, on délègue le résultat. Libre à cette personne d'arriver au résultat (c'est-à-dire la tâche accomplie) par la méthode de travail qu'elle souhaite et maîtrise le mieux.

Le manager doit apprendre à sortir de la méthode "Commande & Contrôle" et à lâcher du lest. Déléguer est un acte de confiance. Alors faites confiance à vos collaborateurs !

10 - Assurer des feedbacks réguliers

Pourquoi attendre la fin de l'année et l'entretien d'évaluation annuel du collaborateur pour lui faire un feedback ? Il faut, au contraire, régulièrement faire des retours, instaurer une culture du feedback dans ses équipes.

En effet, il est important que le collaborateur ait des retours de son manager tout au long de l'année sur le travail fourni. Mais il est tout aussi important que le manager récolte également des informations auprès de ses collaborateurs sur sa manière de manager, de communiquer.

Le feedback est nécessaire à tout bon professionnel qui se respecte, pour s'améliorer au quotidien et donner le meilleur de lui-même.

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11 - Organiser des compétitions amicales

Mettre en avant un salarié pour son éthique et la bienveillance dont il a fait preuve auprès de ses collègues, sa communication, sa rapidité, et le récompenser avec une prime ou un voyage... Ça, ça motive les troupes !

Il faut créer des compétitions bienveillantes dans l'organisation pour stimuler les esprits, avec des récompenses à la clé. Élire le meilleur employé du mois, qui aura fait preuve d'éthique, obtenu des résultats probants sur un projet, aidé un collègue à mieux appréhender son travail, aura proposé une idée novatrice pour l'organisation...

L'objectif de ces compétitions est de reconnaître et récompenser le travail des collaborateurs tout autant que de pousser le travail collaboratif.

Exit donc les compétitions de celui qui a obtenu le meilleur taux de satisfaction client, qui a apporté le plus gros chiffre d'affaires du mois, etc.

12 - Offrir des avantages individualisés

Lorsque les performances sont au rendez-vous, il est important de récompenser le salarié, au risque sinon de voir les performances s'écrouler la fois prochaine. Mais comment le récompenser ?

Il n'y a pas que les augmentations de salaire : il est possible d'offrir des avantages personnalisés, en fonction des centres d'intérêts du collaborateur.

D'où l'importance de communiquer de manière informelle avec ses équipes et de bien connaître ses collaborateurs.

Il n'y a que l'embarras du choix : bons d'achat, chèques culture, primes, jours de congés supplémentaires pour de jeunes parents, gadget à la mode pour jeune geek, voyage pour les aventuriers, etc...

13 - Ouvrir de nouveaux horizons

Formations, coworking, coaching, certifications, visites d'entreprises, moocs, etc... Il est nécessaire de multiplier les occasions pour les collaborateurs de s'enrichir, de s'ouvrir à de nouveaux horizons, d'apprendre de nouvelles connaissances et savoir-faire.

Visiter une entreprise pour voir ses méthodes de travail et les comparer aux siennes est véritablement enrichissant et permet d'aborder son travail sous de nouveaux horizons.

Cela permet également de mettre le collaborateur en avant : ce n’est plus le manager qui part en formation, en quête de nouveautés et de nouvelles méthodes de travail, mais le collaborateur. C’est également ce même collaborateur qui fera un débriefing à son retour dans l’organisation et qui pourra être le porte-parole auprès de ses collègues de ces nouvelles méthodes de travail.

14 - Laisser ses collaborateurs se débrouiller

Il faut laisser de l'autonomie à ses collaborateurs, même lorsqu'ils font face à une problématique.

Bien sûr qu'il faut être disponible s'ils souhaitent parler d'une problématique, mais il ne faut pas faire l'erreur d'être trop disponible : les collaborateurs doivent trouver la solution à leurs problèmes par eux-mêmes.

Le manager n'est pas là pour trouver la solution, mais pour les assister, les coacher, les amener à se poser les bonnes questions par eux-mêmes et les mettre sur le bon cap.

Il doit faire confiance à ses collaborateurs dans leur manière de travailler et d’atteindre les résultats souhaités, mais également pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent. La relation manager-collaborateur sera extrêmement efficace si elle est basée sur la confiance.

15 - Donner du sens au travail

Les salariés ont aujourd'hui un besoin viscéral de trouver du sens dans ce qu'ils font. Il est donc nécessaire pour une organisation de proposer des missions en rapport avec le collaborateur, ce qu'il souhaite faire, ses centres d'intérêts.

Il ne faut pas avoir peur de lui proposer de nouvelles missions sortant de sa fiche de poste : cela lui permettra d'enrichir ses horizons, d'améliorer ses compétences et son savoir-faire. Et nul doute que faire quelque chose de nouveau saura le booster au maximum.

"En leur proposant davantage de responsabilités ou de missions directement liées à leurs affinités, vous renforcerez positivement vos collaborateurs dans les sujets qui leur tiennent à coeur" – Marc TRAVERSON

16 - Maîtriser les réseaux sociaux

Connectez-vous avec vos collaborateurs sur des réseaux sociaux tels que LinkedIn, prenez le temps de valider leurs compétences, de leur laisser une recommandation, de relayer un tweet ou un article qu'ils ont écrit ou partagé.

Toutes ces petites marques d'intérêt prouveront que vous êtes attentifs à votre entourage professionnel.

17 - Programmer une sortie musée

Bon, en vrai, vous pouvez leur proposer d'aller où vous voulez. L'important, c'est d'aller avec vos collaborateurs dans des séminaires, des événements professionnels en France ou à l'étranger. Ou bien de leur proposer de faire une sortie éducatrice, culturelle, un défi sportif, une sortie Team Building, etc.

Cela permet de confronter ses points de vue, d’en apprendre davantage sur les autres, de s'inspirer, développer l'esprit d'équipe et le travail collaboratif.

Conclusion

Ces 17 points-clés s’inscrivent dans une démarche de management plus humain, plus bienveillant.

On le voit aujourd’hui, à l’heure des entreprises libérées, se concentrer sur les relations humaines, les sentiments et les émotions des collaborateurs permet de libérer et booster la motivation, l’engagement et la performance de chaque collaborateur.

Ne dit-on pas d'ailleurs qu'un salarié épanoui en vaut deux ?

 

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Auteur - Thibault BAHEUX -        

Après 10 ans passés à gérer des projets et à manager dans divers milieux professionnels, Thibault a décidé de fonder le blog reinventersontravail.com. A l’heure où le bonheur n’a jamais été aussi d’actualité, sa mission est désormais de concilier le bonheur, le bien-être avec le monde du travail, pour aider les managers et organisations à mieux performer et les collaborateurs à être plus épanouis. 

Son blog : Réinventer son travail

Cet article est référencé dans : Reconnaissance au travail


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