Actualités et réflexions sur le management et l'entrepreneuriat

Création d’entreprise : pourquoi et comment s’associer ?

Associés
S’associer en affaires c’est souvent espérer le meilleur tout en redoutant le pire… 

Pour les créateurs qui trouvent la bonne entente, une bonne association, c’est plus d’idées, de motivations et cela peut ouvrir des portes.

Les clés pour bien s’associer et comment éviter les dommages d’un éventuel divorce.

 

Une création d’entreprise à deux, on est 4 fois plus fort, voire plus…

Mutualisation de moyens, complémentarité des compétences… créer une entreprise à plusieurs permet souvent d’aller plus vite. Exemple, un concepteur technique aura tout intérêt à s’associer avec un partenaire fin commercial ou bon gestionnaire. Et dans les moments de doute, lorsque la pression monte,  on est souvent plus lucide à plusieurs que tout seul.

L’apport de fonds est aussi à prendre en compte. Certaines activités innovantes nécessitent des investissements de départ trop importants pour un créateur seul. S’entourer d’entrepreneurs expérimentés pourra peser dans les négociations auprès des financeurs. Leurs expériences, leurs carnets d’adresses seront autant de tremplins pour la création de l’entreprise.

A condition de bien choisir les partenaires de votre création d’entreprise

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, mieux vaut éviter de s’associer avec son meilleur ami. Trop d’empathie, pas assez de pragmatisme…

Choisissez des partenaires qui ne vous ressemblent pas (de formation et d’expériences différentes,  avec des compétences et tempéraments complémentaires…) mais partagent vos idées et votre vision.

Il faut bien se connaître, être conscient  des qualités/défauts de chacun et surtout être, tous, prêt à jouer collectif. Il y a tant à faire en création d’entreprise qu’il faut pouvoir partager et instaurer rapidement la confiance.

Avec une bonne répartition des parts entre les associés

La difficulté se pose lorsque deux créateurs souhaitent s’associer sur un pied d’égalité. En société, certaines décisions concernant l’avenir de l’activité doivent être prises à la majorité (approbation des comptes, rémunération des dirigeants, augmentation du capital, distribution des bénéfices, changement de nom…).

Un désaccord entre deux créateurs, associés à parts égales (50/50), peut bloquer toute prise de décision. A la longue, un simple désaccord créé de vraies difficultés en matière de gestion et de management. Exemple, si les comptes ne sont pas approuvés, impossible de communiquer un bilan à vos partenaires financiers…

Cette situation se rencontre malheureusement plus souvent qu’on ne le croit et surtout dans les très petites entreprises.

Pour régler un tel blocage, ce sont des négociations, de longs contentieux gérés par avocats interposés. Une situation coûteuse et chronophage qui peut compromettre la continuité de l’activité.

Répartition des parts

Dans le cas d’une association entre deux créateurs, les experts comptables et juristes d’entreprises recommandent deux solutions :

Une association égalitaire mais avec un 3e associé arbitre :

  • 49 % des parts pour chacun des créateurs,
  • 1 à 2 % des parts pour le 3e associé.

Une association non égalitaire, plus pérenne pour l’activité : l’un des deux créateurs est majoritaire avec 51 % des parts, le second détient 49 %.

Sur le plan opérationnel, il y a un décideur qui aura le dernier mot dans les prises de décisions.

Sur le plan financier (rémunération et dividendes), la répartition est presque équitable.

Dans tous les cas, il est conseillé de se faire accompagner pour la rédaction des statuts de la société. Ceux-ci précisent toutes les dispositions conventionnelles qui règlent les rapports entre les associés, leurs droits, leurs obligations et d’autre part, les rapports des associés à l’égard des tiers. Ce règlement permettra de garantir la continuité de l’activité, y compris si l’un des associés souhaite se retirer.

Par ECL Direct, leader de la comptabilité en ligne. Comptables, experts comptables, juristes, fiscalistes… plus de 40 conseillers pour vous accompagner dans votre réussite.

Les réactions pour

  1. Comment faire pour éviter un associé qui a une vision à très court terme, voulant se rémunérer le plus tôt possible, aux dépens de la pérennité de l’entreprise ?
    Comment le / les démasquer ?
    Mettre cette clause dans le contrat ? exemple : « Si un associé prend une ou des décisions ayant de grandes chances de mettre en difficulté l’entreprise, il risque fortement d’être sanctionné, financièrement et … « .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.