Actualités et réflexions sur le management et l'entrepreneuriat

“Be yourself, no matter what they say” – Ode aux atypiques

Soyez vous-mêmes, peu importe ce qu’ils disent…

sdorgetC’est ainsi que Sylvain Dorget, chasseur de têtes à l’esprit ouvert, répond à la question que les profils atypiques qu’il rencontre lui posent immanquablement, à savoir : « comment se vendre en entretien d’embauche ? ». Il nous livre ici sa vision sur le sujet et distille quelques précieux conseils. Un grand merci, Sylvain, pour avoir accepté de partager tout ceci…

Vous ne vous reconnaissez pas dans les annonces ou bien, au contraire, vous vous imaginez dans toutes les jobs qu’on vous présente. Les recruteurs vous donnent à chaque fois des conseils différents, voire vous recommandent de supprimer des expériences (hérésie !). Les excuses pour ne pas vous recruter vous semblent improbables, quand vous avez même la chance d’avoir une explication. Vous commencez à être un peu fatigué(e) de cette recherche d’emploi qui s’éternise et vous regrettez le seul patron qui vous ait jamais compris(e).

Rassurez-vous, ça n’est pas une maladie honteuse, vous êtes juste différent(e). Certains disent comme un gros mot que vous êtes « atypique ». Faites preuve de magnanimité et « pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Très souvent, c’est une manière de vous dire qu’ils n’ont pas la capacité de vous appréhender dans votre entièreté.

D’abord, vous n’êtes pas seul(e), même si vous êtes plutôt en minorité. Ensuite, il y a quelques pistes pour aider votre interlocuteur à vous comprendre.

Qu’est-ce qui caractérise l’atypique ?

L’un des traits marquants de l’atypique est qu’il (ou elle) s’intéresse en général à beaucoup de choses. Que ce soit de manière active (curiosité) ou passive (ouverture), il (elle) se nourrit intellectuellement, spirituellement et émotionnellement d’influences à 360°. En termes professionnels, il n’y a pas de contradiction pour l’atypique à multiplier des expériences dans des secteurs variés ou dans des métiers divers.
L’autre trait marquant qui découle assez naturellement du premier est en général une excellente intuition. Toute la difficulté consiste à disposer de la confiance des gens autour pour obtenir leur engagement et leur action sur la base d’un ensemble d’éléments plus ou moins tangibles dont le seul lien se situe quelque part entre votre inconscient et votre conscient.
Corrélativement aux deux premiers points, l’atypique porte très souvent une attention à autrui supérieure à la moyenne (où se situe la moyenne, d’ailleurs ?), en qualité et en quantité. En qualité car l’atypique s’intéresse sincèrement à ce que les autres peuvent lui apporter (cf. point 1), donc il ne se contente pas de la réponse de façade. En quantité car chacun est susceptible d’obtenir son intérêt, donc il est ouvert à une grande diversité de personnes.
Inutile de préciser que ces qualités trouvent éminemment leur place dans l’entreprise. En théorie du moins…

Comment communiquer sur soi ?

A l’heure du marketing à outrance, être naturellement différent devrait être une qualité prisée et devrait favoriser « l’acte d’achat ». Pas besoin d’être différenciant puisque vous êtes différent. Oui mais voilà, il s’agit d’un recrutement et non pas d’un achat. C’est là une différence de nature, et non de degré.
J’entends trop souvent dire « je ne sais pas me vendre ». Immanquablement ma réponse : « et bien commencez donc par vous raconter ». Si vous cherchez à vous vendre, vous allez tomber sur quelqu’un qui veut acheter. N’oubliez pas que la société de consommation parle de « différenciant », mais pas forcément de « différent ». On n’aime pas être différent, on se complait dans la communauté, on aime que sa différence à soi se noie dans un certain conformisme. Ainsi : « si vous rencontrez un jour sur votre passage un particulier coiffé d’un fromage mou » (in. Les Zazous), en général vous souriez et laissez passer le doux dingue. Vous ne l’enviez pas, et n’imaginez pas un instant le recruter pour vous. Alors que si vous croisez une femme avec une robe Desigual originale et très colorée, vous vous imaginerez la porter, et vous jalousez un peu la chanceuse.
En d’autres termes, vous vous projetez.
L’exercice est le même avec un recruteur : aidez-le à vous projeter dans son univers. Aidez-le à imaginer comment vous interagirez avec le reste de son équipe. Soyez pédagogue.
La bonne nouvelle, c’est que ça se travaille. Il faut « remonter » à l’énoncé de quelques grandes qualités. Ne vous trompez pas, une qualité est intrinsèque et vous caractérise, vous qualifie en tant que personne. Une compétence, c’est un pur acquis (professionnel ou non).
Relire son CV en disant « j’ai fait ça, puis j’ai fait ça, etc » n’a aucune valeur ajoutée. Partez du principe que votre interlocuteur a lu votre CV. Donnez-lui le fil rouge, ce qui va lui permettre de comprendre le lien entre toutes vos expériences. Parfois le lien est évident, parfois il est ténu, et parfois il n’existe pas. Votre être est parfois le seul lien (rationnel) entre vos expériences. Ca n’est pas facile à comprendre. Mais si vous guidez votre interlocuteur, ça lui ouvrira peut-être de nouveaux horizons, et notamment des idées pour vous recruter sur un poste auquel ni l’un ni l’autre n’aurait pensé.
Concrètement, pour vous préparer, une seule question : « pourquoi ? ». Pourquoi est-ce que vous avez fait tel ou tel choix, et comment est-ce que vous formulez la qualité intrinsèque (je parle aussi de qualité fondamentale) qui a guidé ce choix ? Ensuite, est-ce que vous avez aimé/pas aimé, qu’est-ce que vous avez aimé/pas aimé, pourquoi, et qu’est-ce que ça donne comme information « macro » sur vous.

Exemple : « en tant qu’enfant d’expatriés, j’ai vécu 5 fois 3 ans à l’étranger. Cette conscience précoce qu’autre chose qu’un cadre unique existait a teinté ma personnalité d’une réelle curiosité. Curiosité qui s’est exprimée dans mon choix d’études, une prépa HEC, où ma polyvalence était un atout. L’école de commerce a répondu à mes attentes et m’a permis de découvrir le monde de l’entreprise et de comprendre comment les différents métiers interagissent. Faute de vocation prédéfinie, j’ai expérimenté lors de mes stages, à la fois différents métiers et différents secteurs. C’est finalement le hasard d’une rencontre qui m’a amené à prendre mon premier poste. Mon responsable m’a laissé beaucoup d’autonomie, ce qui convenait bien à mon mode de fonctionnement. Je lui faisais part tantôt de mes analyses, tantôt de mes intuitions, qu’il suivait la plupart du temps. Malheureusement son départ de l’entreprise a fragilisé ma position car mon nouveau responsable ne souhaitait s’appuyer que sur des données rationnelles. Je le respecte, mais je n’y trouvais pas mon compte. C’est pourquoi je suis parti explorer un nouveau domaine d’activité… [on continue pour les différentes expériences]
Au final, vous avez devant vous quelqu’un de curieux et aventurier, ouvert aux autres, qui a besoin d’un espace de liberté pour exprimer des intuitions validées ou invalidées par un esprit d’analyse qui reste très présent.
Il me semble que la culture entrepreneuriale et les valeurs de votre entreprise pourraient me permettre d’une part de m’épanouir, et d’autre part de tirer pleinement parti de mes qualités. Qu’en pensez-vous ? »

On peut entrer dans un peu plus de détail opérationnel, mais votre interlocuteur viendra suffisamment tôt chercher les informations factuelles qui le rassurent. Inutile de vous arc-bouter sur une compétence qui, sauf si vous êtes un expert (auquel cas, vous n’avez pas de problème parce qu’on sait pourquoi on fait appel à vous), est toujours questionnable. Ce que vous êtes, en revanche, ne l’est pas (ou si votre interlocuteur émet un jugement de valeur à ce point énorme, fuyez vite l’entretien !).
Vous n’avez pas de diplôme parce que vous avez travaillé dans l’entreprise familiale, pas de honte. L’essentiel est de tirer la quintessence de chaque décision et de chaque expérience.
Certains diront qu’ils ont le sentiment de raconter leur vie. Et ma réponse est OUI ! Et heureusement ! Je dis souvent à mes candidats de bien profiter de leur entretien (je dis même « jubilez votre entretien ») car c’est le seul moment où on vous écoute et où on ne vous fait pas payer. On ne PEUT pas recruter un professionnel en faisant abstraction de ce qu’il est à titre personnel. Seule une machine pourrait continuer à travailler après s’être fait quitter par la femme de sa vie. L’impact personnel existe nécessairement. Vos histoires personnelles sont une force pour démontrer rationnellement ce que vous êtes. Ce que vous avez fait est un des éléments concomitant de la démonstration (« je vous ai dit que j’étais quelqu’un d’analytique, ça n’est pas un hasard si j’ai choisi… la finance »).

Quel métier ? Quelle fonction ?

Par définition ou presque, l’atypique a une propension naturelle à décloisonner. Il lui est assez difficile de se mettre dans une case ou d’identifier dans quelle case d’une organisation il pourrait trouver son compte (au moins temporairement). D’où l’importance corrélativement au travail sur soi, de bien comprendre la structure organisationnelle des entreprises ciblées. Une entreprise constituée d’experts fonctionnant en silo risque de ne pas répondre aux besoins « vitaux » de l’atypique.

Les PME, aux organisations plus flexibles sont souvent plus adaptées. Avec une limite, cependant : il n’y a qu’un seul chef dans une PME. Or l’atypique (qui en a l’ambition) a souvent le potentiel pour évoluer vers la Direction Générale. Puisqu’il aime à comprendre l’ensemble des unités qui composent le système, il est légitime à évoluer dans une fonction où ses analyses et intuitions impactent l’ensemble des services.

La conséquence, c’est que l’entrepreneuriat est très adapté aux profils atypiques, qui peuvent écrire sur une page blanche.
S’il (ou elle) est câblé(e) mode projet, l’atypique s’épanouira dans les métiers du conseil (du moins jusqu’au moment où lui il faudra faire du commercial). Variété de secteurs, de sujets d’intervention, d’interlocuteurs…

Organisationnellement, les grands groupes délèguent souvent une bonne partie de leurs recrutements à des profils juniors. Sans leur faire outrage, ils ne sont souvent pas armés pour comprendre la complexité d’une personnalité et ils sont eux-mêmes trop enfermés dans l’angoisse de leur poste pour avoir la « liberté de penser ». Quand vous avez 25 ans et que vous rencontrez un profil qui a un potentiel de DG, mais qui ne rentre dans aucune des cases qu’il vous a été demandé de remplir, quelle est votre réaction naturelle ? Je ne sais pas gérer, pas de valeur ajoutée immédiate, poubelle…

D’où mon conseil ultime : parlez le plus possible aux décisionnaires. A plus forte raison s’ils sont entrepreneurs. Ils ont peut-être été comme vous, atypiques. Et le fait qu’ils soient devenus dirigeants d’entreprise ne signifie pas pour autant qu’ils sont rentrés dans le rang. Leur réussite leur a permis d’imposer leur vision et leur différence, qui est devenue un nouveau standard. Mais au fond d’eux, atypiques un jour, atypiques toujours…

 

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14 réactions pour ““Be yourself, no matter what they say” – Ode aux atypiques

  1. Bonjour,
    Je me reconnais totalement dans votre article et je suis ravie de voir qu’il a été écrit par un recruteur !
    C’est vrai qu’en entretien, quand on me demande « parlez moi de vous » je suis obligée de parler de ma vie car mon parcours études+jobs est lié à mon parcours de vie qui a forgé mon caractère et ma manière de voir les choses. Tout est lié.
    Mais il faut toujours expliquer, rassurer sur le parcours perçu comme « pas cohérent » car ils pensent qu’il y a quelque chose qui cloche avec cette personne… Changer de voie dans les études, changer de travail, de ville = instabilité. Non ! Cela est juste le besoin de trouver chaussures à son pied ! La curiosité, l’envie de découvrir de nouvelles choses, d’apprendre, de se frotter à des défis. J’ai du mal à trouver une entreprise et un dirigeant qui « colle » à ma manière de « fonctionner ».

    Je suis allée sur votre blog et suis contente aussi de lire votre article sur les recrutements de clones et la peur de se tromper qui favorise, à mon sens, l’immobilisme et nuit à la dynamique et donc à la compétitivité dont on parle tant.

    Au plaisir de vous lire

  2. Idem !
    Je me retrouve complétement dans ce que vous exposez là !
    Si ce n’est que pour ma part, je n’utilisais pas le mot « ATYPIQUE », mais CAMÉLÉON car tout m’intéresse et avec un peu de temps, j’arrive à me glisser dans n’importe quelle fonction Technique ou autre… hormis pour des activités commerciales où je pêche un peu …
    Mais cela m’attire de plus en plus …car je vois cela comme un challenge à relever aujourd’hui !

    Au plaisir !

  3. Bonjour,

    Quelle constance … atypique, dans la reconnaissance de cette dernière!
    Bravo Mr Dorget, depuis que je vous connais, soit déjà depuis un bon moment , vous vous l’appliquez à vous même. Apparemment avec un succès certain.
    C’est bien la première fois que je vous vouvoie.
    Pour jouer le jeu ;-]

    Au plaisir, et bravo!

  4. Bonjour

    entre cet article et l’article suivant : « L’EMPOWERMENT : ARME DE SÉDUCTION ET DE FIDÉLISATION FACE À LA JEUNE GÉNÉRATION ? » je vais de confirmation en confirmation sur moi même !

    Merci pour cet article qui me permet de mieux comprendre qui je suis et de quoi je suis fait !

    Bien cordialement

    David

  5. Bonjour M. l’Auteur de l’article et M. Dorget,

    MERCI ! Savez-vous à quel point votre article fait du bien ? J’ai l’impression que vous avez cerné toute l’essence et la complexité de ma personnalité.

    Cet article me conforte tout à fait dans l’idée que je m’obstine à soutenir, c’est-à-dire que je suis un dodécaèdre dans un monde carré, et que chacune de mes facettes peut être une valeur ajoutée pour l’entreprise.

    Maintenant il ne me reste plus qu’à trouver THE Entreprise qui m’offrira THE Opportunité (oui c’est un appel du pied à peine masqué !)

    Au plaisir de lire d’autres articles aussi pertinents.
    Parantsem FAKRAJIAN
    @parantsemF

  6. Merci pour cet article qui redonne de l’espoir. Il permet de mieux se comprendre, de comprendre pourquoi nous n’y arrivons pas.
    Il y a certes un peu d’égo à se croire différent, mais pourtant, c’est ce que nous sommes. Notre chemin ne nous semble pas tracé, et le combat est celui de chaque instant.
    Merci !

  7. Quelle justesse dans votre vision.
    De la part d’un atypique autodidacte qui a fait un métier un peu autre que ses études, n’a pas passé son diplôme faute de dispo, a fait 30 ans de succès dans une même structure, a été tour à tour adulé et contesté, fonctionne beaucoup à l’intuition, ne s’est jamais et ne veut pas s’enfermer dans un domaine ou un niveau…etc… et qui, en plus, est plus que largement quinqua.
    En regard de l’étroitesse d’esprit qui caractérise massivement les recruteurs auxquels j’ai eu affaire jusque là, je dirais que vous êtes… atypique. Bravo.

  8. Pour citer Stéphane:
    « Merci pour cet article qui redonne de l’espoir.  »
    Hé oui, ce n’est pas faire preuve d’originalité que de faire un copier/coller, mais c’est exactement les mots qui me viennent à la lecture de cet article. Et comme le dit aussi Cardona, je me retrouve complètement dans ces propos.
    En effet, je ne me retrouve dans aucune offre et peux me voir dans toutes. Et aussi, je ne sais pas me vendre. La case « commerciale », chez moi, est vide. Autant un vendeur serait capable de vendre de la paille de fer à une jument, autan, moi, je serai incapable de vendre une paire de moufles à un esquimau.
    En revanche, comme je l’écris sur la page de présentation de mon site:
     » Il m’a été proposé des missions pour lesquelles je n’aurais pas postulé, n’ayant, à priori pas le profil. Les challenges me plaisent, aussi, après une période d’adaptation, je remplis ma mission pour la plus grande satisfaction de mes recruteurs. »
    Ce sont des missions d’intérim sur des postes que je ne connaissais que de nom.
    Alors quand un recruteur, lors d’un entretien me demande : Que voulez-vous faire ?
    Que répondre ?
    Si je postule pour un poste en relation avec l’un de ceux que j’ai occupés, je la joue perdant, je n’ai pas les cinq ou dix ans d’expérience sur le poste.
    Autre point anecdotique celui-là. Les gens de Pôle Emploi n’ont pas su me coller un numéro de code ROME (si cher à leur cœur)

    Bien à vous. Et merci à Sylvain Dorget.

  9. Je me retrouve exactement dans cet article!
    En plus, le gout précoce de vouloir exprimer son potentiel….

  10. A force de ne me retrouver nulle part et en même temps d’être intéressée par tout, j’ai commencé à me demander si je suis normale. Aujourd’hui, je suis heureuse de découvrir que je ne suis pas un extraterrestre, que je ne suis pas un cas isolé et que les gens comme moi ont un nom: ATYPIQUE. Désormais, je n’aurai plus honte d’être qui je suis et je vais l’assumer et le crier sur tous les toits. Quand on va me demander de me définir, je dirai comme Parantsem FAKRAJIAN que « JE SUIS UN DODECAEDRE DANS UN MONDE CARRE ET CHACUNE DE MES FACETTES EST UNE VALEUR AJOUTEE POUR L’ENTREPRISE ».

    Merci

  11. Cher « petit zèbre »,
    Ne soyez pas étonnés de cette familiarité avec Sylvain, mais j’ai eu la chance de le voir en entretien alors qu’il cherchait un stage de fin d’étude, ce devait être en 1999, puis de travailler avec lui jusque 2004, enfin de lui devoir mon job actuel grâce à son « discours sur la méthode : racontez votre vie ».
    En 1999, ses zébrures ont immédiatement accroché mon attention et je continue de suivre avec beaucoup d’intérêt sa réflexion humaniste et si rare aujourd’hui dans notre pays qui a vu pourtant naître tant de philosophes et s’y épanouir d’autres , je pense à Rousseau notamment.
    Quel sacré dodécaèdre!

    Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la théorie des zèbres et leur reconnaissance immédiate par des comportements a-typiques, je vous invite à étudier les travaux de Jeanne SIAUD FACCHIN et vous serez dans le fil rouge de Sylvain du « Connais toi toi-même ». Inutile de vous dire que cette lecture est décapante, âme sensible ou fragilisée, attendez, laissez mûrir, bref sédimentez! Une collègue zèbre à qui j’avais offert ce livre un soir, me l’a rendu le lendemain avec ce mot : merci pour ce livre, je l’ai lu il y a 5 ans et cela a été un TSUNAMI! Autant vous dire que les images des Philippines, la détresse de leur solitude et de leur impuissance, n’est pas si loin lorsqu’on lit ce livre, car il faut derrière se reconstruire et je donne 1000 fois raison à Sylvain quand il dit que le seul avenir raisonnable est alors d’entreprendre. N’ayez pas peur! (Mots du Pape Jean-Paul II aux jeunes lors des JMJ de 1997). Oui n’ayez pas peur, prenez du recul par rapport à l’abreuvoir médiatique qui diffuse cette peur. Diriger par la peur est tellement plus confortable que l’on soit politique ou manager. Soyez créatifs et participez à cette révolution sourde mais bien en marche du management humaniste pour le développement durable des futurs générations (merci aux générations « Why » traduit par Y en français pour tous leurs questionnements philosophiques).
    Enjoy your Working Art!
    Au plaisir de vous lire,
    Delphine

  12. Merci Grâce de reprendre mon petit « trait d’esprit », c’est vrai que je trouve cette phrase réussie ! Et merci Delphine d’y faire référence.

    Vive les dodécaèdres.

    Parantsem
    @parantsemF

  13. Bonjour à tous,
    Merci pour cet article partagé il y a peu sur LinkedIn !
    Je me retrouve à 100% dans ce que l’auteur de l’article décrivait si bien il y a 2 ans !
    Vive les curieux ouverts !

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