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Au secours ! Mon collègue est un casse-pieds !

perturbateurCela ne vous est-il jamais arrivé de devoir travailler quotidiennement avec un enquiquineur ?

Vous savez bien : le genre de collègue insupportable qui passe son temps à râler, parle fort sans se préoccuper des voisins de travail, s’emporte régulièrement avec les fournisseurs, pire : avec les clients ! Celui qui fait des courbettes au chef, se fait bien voir en usurpant le travail des autres… Celui qui, par devant, est tout gentil avec vous et ruine votre réputation professionnelle sitôt que vous tournez le dos… Celui encore qui passe son temps à raconter sa vie ou à faire des blagues vaseuses qui ne font rire que lui… Ah ! Je sens que vous voyez le genre de collègue dont je parle ! On encaisse… Jusqu’au jour où la coupe est pleine…

Mais alors, que faire ?

Comment réagir face à un compagnon de travail qui dégrade l’ambiance de bureau, perturbe votre quotidien et met votre efficacité et vos compétences professionnelles en péril ? A qui se confier ? Faut-il en référer à son supérieur ? Est-il préférable de « faire avec » ?

Étant donné que nous passons une grande majorité de notre temps au bureau, autant mettre toutes les chances de votre côté afin que cela représente une expérience agréable, ou tout au moins acceptable. Certes, des ahuris, vous en rencontrerez partout et vous ne pourrez les éviter toute votre vie. Surtout lorsqu’ils font partie de votre quotidien professionnel ! Car, à moins d’être le supérieur hiérarchique dudit importun, le rayon d’action pour s’en débarrasser est limité… Autant donc apprendre à gérer ces personnages hauts en couleurs ! Pas de panique : il existe des solutions !

Plus la rancœur et les griefs vont s’installer, plus il sera difficile de retrouver une relation saine et cordiale.

Si cela n’a pas forcément – et dieu merci ! – d’impact direct sur votre carrière, il est néanmoins essentiel de désamorcer la situation avant qu’elle ne devienne explosive et que les choses ne dérapent.

Plus vous attendrez et plus le temps s’écoulera, plus votre patience sera mise à rude épreuve. Jusqu’au jour où vous serez à bout et où un petit grain de sable enraillera la machine. Ce qui peut avoir comme conséquence ultime un total retournement de situation… vous faisant passer du statut de victime à celui de persécuteur ! Ce serait un comble, vous en conviendrez !

Enquêter en sous-marin

Première étape indispensable : se renseigner discrètement auprès des autres collègues. Mine de rien, votre objectif est de savoir si vos compagnons de bureau sont tout aussi dérangés par ledit perturbateur ou s’il ne s’en prend qu’à vous. Elément capital pour la suite des événements.

Cela dépend, bien sûr, des situations… L’individu qui hurle régulièrement au téléphone risque d’en déranger plus d’un. Celui qui vous en veut personnellement aura peut-être bonne presse auprès de vos camarades. Renseignez-vous en essayant d’obtenir un maximum d’informations sur la personnalité de votre oppresseur, tout en taisant le pourquoi de votre démarche, et donc en faisant preuve d’une discrétion et d’un discernement absolus.

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Le cas échéant, notez toutes les remarques désobligeantes que le casse-pieds de service vous ferait. Ceci est valable pour les mesquineries professionnelles qu’il pourrait essayer de vous mettre sur le dos. Certains individus sont particulièrement perfides, croyez-en mon expérience !

S’il s’agit d’un individu qui ne cesse de raconter sa vie ou qui a raté sa carrière de clown, vous pouvez peut-être trouver l’appui de collègues pour lui en parler gentiment. Sans toutefois le blesser… La situation devrait s’améliorer rapidement. Le tout étant de rester toujours positif et constructif dans vos propos.

Faire preuve de diplomatie

Une fois que vous aurez cerné le pourquoi du comportement de ce perturbateur à votre égard – et si vous êtes le seul persécuté – il est opportun d’organiser une mise au point courtoise. Arrangez-vous pour que votre conversation ne se fasse pas sur la place publique – on ne lave pas son linge sale… vous connaissez la suite ! Vous devez préparer cette rencontre avec le plus grand soin, peser vos mots et surtout : rester calme ! Ne répondez pas aux éventuelles agressions verbales, ne rentrez pas dans un jeu pervers qui pourrait bien tourner à votre désavantage. Gardez vos distances et votre discernement.

La plupart du temps, cette petite mise au point suffit à désamorcer la crise, permet de mettre les choses à plat et ainsi de repartir sur de bonnes bases. L’essence même de l’agressivité d’un individu, qu’elle soit physique ou verbale, provient souvent d’un sentiment de jalousie, de peur ou d’un malentendu resté inexpliqué. Peut-être avez-vous dit ou fait quelque chose que votre collègue aura mal interprété ou pris personnellement alors que telle n’était pas votre intention… Peut-être votre collègue jalouse-t-il tout bonnement votre aisance ou votre cote auprès des autres ?

Se protéger

Si cette petite discussion ne débouche sur rien de bon et que la situation empire – ce qui risque inévitablement de se passer si l’individu en question n’a rien voulu savoir – une seule ligne de conduite : protégez-vous ! Ne vous laissez pas déstabiliser par les tentatives d’intimidation et de manipulation !

Premier conseil : soyez irréprochable !

Il ne s’agit pas de tendre le bâton pour vous faire battre !

Deuxième recommandation : mettez toute émotion de côté et concentrez-vous sur les faits. Par exemple, lorsque l’empoisonneur se plaint de vous (en décrétant, par exemple : « on ne peut vraiment rien te demander ! »), faites toujours préciser, reformuler (dans notre exemple, ce peut être : « qu’entends-tu par là ? » ou bien « qui est-ce « on « ? », ou encore « pourquoi dis-tu cela ? »). Cela déstabilisera le manipulateur qui va se heurter à votre calme et votre sérénité et ne saura plus quoi répondre. Lorsqu’il s’apercevra que vous ne marchez pas, que vous l’avez démasqué, il se détournera naturellement et vous fichera la paix !

Ultime recours : le supérieur hiérarchique

Malheureusement, et comme je l’ai mentionné plus haut, certains casse-pieds sont coriaces ! Si rien ne fonctionne et qu’ils s’acharnent, votre vie professionnelle, voire votre santé, sont en danger. Il n’y a plus alors à hésiter : il est essentiel de prévenir votre hiérarchie. Ceci doit être votre dernier recours !

Soignez votre façon d’aborder la chose. Il ne faut surtout pas que la situation tourne en votre défaveur. Pour cela, il vous faut en premier lieu prévenir votre collègue de votre démarche. C’est primordial. Il ne s’agit pas d’être mal vu, que ce soit par le reste de l’équipe ou votre supérieur. Ensuite, il est important de cumuler toutes les preuves de votre bonne foi et relater les faits.

Un malaise, un conflit, quel qu’il soit, n’est jamais bien vécu. Le respect d’autrui doit rester la règle, tant dans nos vies privée que professionnelle. Il commence par soi-même. Nul n’est parfait !

Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre.

Claude Lévi-Strauss

Vous, comment réagiriez-vous face à un collègue exaspérant ?

 

infoRetrouvez plus d’informations dans la rubrique « Bien-être au travail » de notre site www.manager-go.com

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