Prêter, emprunter ou encore louer à faible coût, les TPE se mettent au collaboratif !

Le partage de ressources
[Article sponsorisé par MMALes petites entreprises n’ont pas les mêmes moyens que les grandes. Elles doivent rivaliser de créativité pour conduire leurs activités en limitant leurs coûts au maximum. La recherche permanente de compétitivité explique l’émergence d’une tendance de fond : le partage de ressources entre petites structures, une nouvelle pratique par ailleurs, non dénuée de risques.

Pour bien comprendre les enjeux de cette mise en réseaux de biens et de services, MMA et Kantar TNS ont réalisé une étude en septembre 2017 auprès de plus de 436 entreprises de moins de 10 salariés dans toute la France. De très intéressants enseignements !

Quel est l’intérêt de ce « troc » interentreprises ?

L’étude souligne que le premier critère est économique. En effet, l’emprunt évite divers achats et investissements pas toujours faciles à rentabiliser. De plus, la mise à disposition rapide de moyens pour exploiter son activité est un atout souligné dans l’étude. Elle se place en deuxième position des avantages de cette pratique. En effet, l’agilité est un critère clé de compétitivité, surtout pour une petite structure qui doit faire valoir sa souplesse par rapport aux grandes et « lourdes » sociétés.

En troisième position viennent les bonnes relations – les échanges sont l’occasion de cultiver son réseau en donnant une vraie valeur ajoutée aux relations d’affaires. De nombreux dirigeants de TPE et de petites PME ont bien intégré que l’isolement les rend plus vulnérables aux menaces de leur environnement économique, alors que leur intégration dans un écosystème les renforce.

Quelles sont les ressources concernées ?

Les échanges de bureaux ou d’ateliers (13% des répondants) et d’équipements ou matériels (11% des professionnels sondés) représentent la majeure partie des biens partagés le plus souvent gratuitement, ou bien quelquefois à titre onéreux.
Un point à noter : l’étude montre que plus de 30% des répondants pourraient potentiellement commencer ou de nouveau à recourir à ces pratiques dans l’avenir. Ce chiffre démontre l’intérêt pour les petites entreprises d’échanger, de prêter ou de louer des biens et services à moindre coût.

Des interrogations quant à la couverture du risque

Au-delà des bénéfices économiques et opérationnels de ces échanges de ressources, le manque de confiance dans les partenaires est un réel frein pour se lancer dans le partage. Et ce n’est pas le sentiment d’être convenablement assuré pour ce risque qui les rassure. En effet, une majorité de ces chefs d’entreprise doutent d’être bien assurés.

Les résultats de l’étude montrent également que même s’ils pratiquent le partage ou bien envisagent potentiellement de le faire, les dirigeants sondés sont 65% à estimer qu’une assurance spécifique ou des garanties complémentaires sont nécessaires dans le cadre de pratiques collaboratives. 40% d’entre eux développeraient davantage leurs échanges collaboratifs s’ils étaient certains d’être bien couverts par leur assurance.

La bonne nouvelle est que les sociétés d’assurance commencent à intégrer ce risque. Par exemple, le contrat MMA Pro-PME intègre des garanties spécifiques pour assurer certaines pratiques collaboratives de ses assurés dans les conditions et limites prévues au contrat.