Cartographie des risques

Maj le 05/04/2021 par Clarisse GUIGON

Tout projet rencontre des risques. Ces derniers peuvent entrainer des conséquences néfastes dans l’atteinte des objectifs et du respect des délais. Par conséquent, la gestion des risques tient une place importante dans la réalisation d’un projet et la cartographie des risques est un moyen de gérer les points sensibles inhérents à celui-ci.

Qu’est-ce qu’une cartographie des risques ?

Une cartographie est une représentation visuelle pouvant prendre différentes formes : tableau, logigramme, processus, carte mentale, etc.

Elle facilite la compréhension du sujet abordé et la transmission d’informations entre toutes les parties prenantes.

Un risque dans un projet est un événement plus ou moins probable pouvant entrainer un dommage et nuire au bon déroulement du projet.

La cartographie des risques est ainsi un outil de gestion de pilotage permettant de représenter tous les risques inhérents au projet et de définir leurs impacts.

cartographie risques min

Définition des risques

Il existe deux types de risques :

  • les risques endogènes - générés par l’activité de l’entreprise
  • les risques exogènes - non générés par l’entreprise et pouvant affecter le projet

Une situation devient un risque à partir du moment où elle a un impact sur l’entreprise.

Intérêt de concevoir une cartographie des risques

La cartographie des risques assure la pérennité du projet. Cette représentation permet au chef de projet de synthétiser tous les risques liés au projet et de rechercher des solutions pour les maitriser.

Cette cartographie va permettre de :

  • définir les forces et les faiblesses du projet
  • rechercher les opportunités et les menaces

Dans le but de :

  • éviter l’apparition des facteurs de risques
  • limiter les effets

Ainsi, maitriser les risques du projet permettra d’anticiper l’apparition de problèmes et d’anomalies.

Un projet sans cartographie des risques

Les conséquences peuvent être néfastes, voire fatales, si aucune cartographie des risques n'est effectuée :

  • Taux d’échec dans le projet
  • Budget alloué augmenté
  • Risques d’erreurs croissants
  • Date limite non respectée
  • Prise en compte incomplète des normes et réglementations obligatoires
  • Etc.

Quand réaliser une cartographie des risques ?

Dans la conduite d’un projet, plusieurs étapes sont indispensables, telles que : expression du besoin, analyse fonctionnelle de besoin, planification du projet, évaluation des charges, plan de communication, etc.

La cartographie des risques fait partie de ces étapes essentielles. Néanmoins, pour que le chef de projet et ses collaborateurs puissent la concevoir, il est important que le projet soit bien cadré en amont. Si des éléments sont omis lors de l’étude préalable, tous les risques ne seront pas identifiés.

En résumé, la cartographie des risques est à établir après le cadrage du projet, avant la réalisation de celui-ci, puis tout au long des revues du projet.

Comment réaliser une cartographie des risques ?

La réalisation d’une cartographie des risques s’inscrit dans une démarche en cinq étapes selon le process ci-dessous :

      1. Étape 1 : Construire le groupe de travail

        Cette première étape consiste à mettre en place une organisation de travail pour créer la cartographie des risques. Le chef de projet doit être présent, ainsi que chaque personne ayant une connaissance technique et/ou organisationnelle sur le projet.

      2. Étape 2 : Identifier des risques

        L’Identification des risques consiste à lister tous les risques liés au projet. Cette étape a pour but d’étudier un ensemble de risques, scenarii d’événements en se basant sur un historique et sur des dires d’experts pour envisager des situations extrêmes.

        Les différents types de risques auxquels vous pouvez faire face :

        • Financiers
        • Techniques
        • Humains
        • Environnementaux
        • Organisationnels
        • etc.

        Lors de cette étape, les pièges à éviter :

        • Confondre Risques et aléas
        • Confondre cause et conséquence
      3. Étape 3 : Analyser les risques

        L’analyse des risques est une donnée d’entrée à la cotation des risques permettant de comprendre la nature du risque en prenant en compte les causes, les sources et les conséquences (positive et négative). Cette partie regroupe les sources potentielles de dommage pour le projet.

      4. Étape 4 : Évaluer les risques

        L’évaluation des risques détermine l’acceptabilité des situations à risques identifiées. Cette évaluation s’effectue par la combinaison de plusieurs facteurs :

        • La fréquence : mesure la probabilité d’occurrence de la situation dommageable.
        • La gravité : mesure les conséquences du sinistre.

        La combinaison de la fréquence et de la gravité donne lieu à la criticité. Une échelle doit être définie pour chacun d’eux.

        À cette étape, il est très important de définir :

        • les risques acceptables
        • la limite d’acceptation
        • les risques non acceptables

        L’objectif est de définir les zones de risques :

        •  risques fréquents caractérisés par une fréquence élevée et une gravité faible
        •  risques graves avec une gravité forte et une fréquence faible
        •  risques insignifiants, c’est-à-dire avec une fréquence et une gravité faible
        •  risques élevés, soit une fréquence et une gravité forte
        •   risques moyens : fréquence et gravité moyenne

        Les pièges à éviter à cette étape sont, notamment :

        • faire une évaluation subjective
        • confondre risque mineur et solution évidente
        • omettre de définir un seuil de risque acceptable
      5. Étape 5 : Définir un plan d’action

        Cette dernière étape a pour but de définir un plan d’action permettant de :

        • supprimer les risques
        • réduire les risques

        Comment faire ?

        • Prendre en compte les risques se trouvant au-dessus du niveau de risque acceptable.
        • S’intéresser en priorité aux risques élevés, puis aux risques avec une gravité forte et finir par les risques avec une fréquence élevée.
        • Définir les actions pour répondre aux menaces et profiter aux mieux des opportunités.

        Le piège à éviter : oublier de budgétiser son plan d’action.

 

Quelques exemples de risques dans un projet

Pour illustrer cette cartographie des risques, voici quelques exemples des risques les plus courants dans un projet :

  • défaillance d’un fournisseur
  • besoin du client mal défini ou changement
  • absence de veille technologique
  • ressource indisponible
  • sous-traitant ne respectant pas le cahier des charges
  • matière première en rupture de stock
  •  etc.

Retrouvez notre modèle simple pour rédiger un cahier des charges, voir l'exemple.



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